DB LA PBTITE VÉROLE DES BBEBIS, ETC
encore la maladie pustuleuse des cochons. Nous ne poQvons pas passer sous silence les recherches qu'il â faites. Le cochon est sujet à une forte variole , al Jenner, qui s'en servit pour Tinoculation de son propre âls, vit qu'elle eut un si ample développement, qu'elle le préserva de la variole humaine. On croit (pe le cochon est en outre susceptible d'inoculation. Sacco, Pozzi, Vitet, Viborg, Gasparin, Wistgen, Rulliûg, Rousseau et d'autres nous rapportent que le cochon, si différent de la vache et de la brebis, subit la maladie commune, et est susceptible de l'inocula^ tioû vaccinique et de la varioleuse. Le docteur Sacco observa plus spécialement que les cochons sont sujets a une éruption exanthématique et contagieuse qui prend le nom de variole, et que, quand ils sont encore à la mamelle, il contractent facilement la vaccine. Il vit encore que la lymphe introduite dans leur corps ne manifeste pas toujours sa puissance de la même manière; parce que, dit-il, si dans quelques pi- 'lùres se développent les pustules ordinaires vaccinales, dans d'autres il se forme un endurcissement circonscrit en forme de petites élevures ou boutons bien 'listincts, mobiles au toucher, du volume d'un pois, qui vers le huitième jour diminuent et disparaissent ensuite en laissant dans la partie blessée une légère excavation. M. Pozzi de Milan considère la variole du cochon comme une maladie très-rare. Selon Viborg et RuUing elle est contagieuse et identique à celle de tliomme. L'expérience a démontré que ces animaux
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n'y sont sujets qu'une seule fois. Lorsque la maladie doit se manifester, les cochons se montrent plus pa* resseux, ils tiennent la tête basse, les oreilles pliées en arrière et la queue tendue ; leurs yeux sont mornes, la respiration lente, les soies hérissées ; ils grognent continuellement jusqu'à l'époque de l'éruption qui succède vers le cinquième ou le sixième jour. Dans cette période les accès de la fièvre redoublent; l'appétit diminue, la respiration est accompagnée d'une espèce de gémissement, les yeux deviennent rouges et s'enflent à la circonférence. À la place où les pustules vont apparaître, la peau dévient rouge. L'éruption des boutons se fait ordinairement à la base des oreilles, sur le groin, les artieulations inférieures, le ventre et la face intérieure des cuisses. Cette variole parcourt ses périodes de la même manière que la clavelée. Viborg prévient que elle peut devenir maligne et confluentc; que quand la maladie apparaît, il est bon de séparer aussitôt les cochons infectés, et d'inoculer les sains. Il ajoute que lorsque la petite vérole règne dans les hommes, il faut éviter de répandre cette contagion parmi les cochons, en leur jetant les vieux habits ou la paille des lits des varioleux.
Rousseau trouva dans le corps d'un cochon mort de cette maladie le foie extraordinai rement engorgé, la rate augmentée de volume et pleine de sang. Les autres viscères abdominaux étaient dans l'état naturel. Les poumons engorgés de sang offraient sur