DS LA PETITE VÉROLE DBS BREBIS, ETC
quelques points rendurcissement rouge et Tétat hépatique et sur d'autres le ramollissement gris et la suppuration. Dans les branches il y avait des vers filaires. Les pustules étaient inégalement parsemées sur la superficie de la peau, les plus petites égales à la tête d'one épingle et les plus grandes à une lentille.
L'épiderme parassait détruit et l'excavation avait l'apparence d'un petit ulcère à bords frangés. Il semble pourtant très-probable que le cochon contracte facilement la petite vérole humaine, soit par inoculation, soit, selon Viborg, au moyen de vieux habits ou même en le faisant dormir sur la' paille qui a servi de lit à m varioleux.
MM. Girard et Delafond voulurent vérifier ce phénomène à l'école d'Alford en étendant sur un de ces animaux des fragments ou lambeaux d'une couverture imbibée de pourriture varioleuse humaine,
Aq bout de 23 jours ils notèrent sur cet animal une éruption sur la peau des testicules et aux parties internes des cuisses. Les pustules étaient grisâtres, déprimées à la sommité, entourées d'une auréole rouge et parfaitement semblables à celles de la variole na- Ittrelle des cochons. Huit jours après, la maladie se aianifesta .avec les mêmes symptômes sur d'autres cochons.
Mais revenons à l'objet de notre chapitre. M. Gregory (1) assure que < en Angleterre l'identité de la
tljDans soQ écrit sur la vaccination rapporté par VEncydopédie mé^ 'ico-prtiîfM, page 4511.
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clayelée et du vaccin est généralement admise et que tant Tune que l'autre doivent évidemment se rapporter à la même origine >. Sacco s'approche aussi de cette opinion. Il s'exprime ainsi : < Sur cette particularité je pense que, peut-être dépendamment de la consti> tution de notre globe et de l'économie animale, tous les êtres vivants peuvent être atteints d'une maladie du même genre, qui se déguisant selon l'organisation primordialeet la constitution relative de chaque espèce d'animaux, devient variole dans les hommes, vaccine dans les vaches, horse-pox dans les chevaux, clavelée dans les brebis etc. et que le germe de cette même maladie étant transporté d'un animal à l'autre, il se reproduit en effet dans ceux qui ne sont pas d'une conformation trop différente, une altération maladive du même genre,, mais change d'aspect selon la constitution de l'animal qui le reçoit, et se modifie de différentes manières >.
Il parait donc qu'il résulte des expériences de plusieurs opérateurs que la petite vérole humaine inoculée aux brebis peut dans certains cas déterminer une éruption pustuleuse générale. Ce qui serait parfaitement d'accord avec l'idée de Sacco, qu'elle se modifie selon les constitutions, et ferait foi en même temps de quelque identité. Nous verrons cependant que cette conséquence admet des exceptions. < Mais, si aprè< l'inoculation de la petite vérole humaine sur les brebis, je prends, dit Sacco, la lymphe qui en a été produite, et je m'en sers pour en faire une expérience sur
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on enfant, je n'obtiens pas sur lui une variole douce générale, mais seulement des pustules locales, telles qu'elles sont produites par le pus vaccinique, et si je porte de nouveau dans les brebis le pus de la clavelée passé par le corps humain, je n'obtiens désormais sur ces dernières qu'une éruption pustuleuse locale >. Par conséquent les divers degrés d'intensité subiraient en définitive les lois des diverses espèces d'orga- ; aisme des corps vivants, et obéiraient aux exigences de chaque nature.
Mais quelle que soit l'opinion que l'on veuille adopter sur l'identité ou non de la variole des brebis avec celle de l'homme, nous croyons qu'on suivrait les principes d'une bonne hygiène préventive, si l'on cherchait le moyen de combattre ou limiter, autant que possible, les fréquentes épizooties de clavelée. Nous le disons non seulement pour les dangers que cette maladie peut causer à l'hygiène publique et à la prospérité sociale, mais encore parce que toutes les mala- ■ dies varioleuses semblent avoir entre elles plus ou ! moins de ra[»port. Les épidémies varioleuses coïncidèrent souvent dans les hommes et dans les animaux et J s'alimentèrent réciproquement. Pour éviter donc ce I moyen direct, ou indirect si l'on veut, de favoriser le développement de la variole chez l'homme, nous voudrions que la clavelée fut combattue et prévenue par tous les moyens que la science nous suggère, entr'autres par l'inoculation de la variole même des brebis sur les autres animaux sains. Ce moyen a été mis en
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pratique vers la moitié du siècle dernier en Allemagne^ en Russie et en Italie, et au commencement par les pasteurs eux-mêmes.
Les vétérinaires qui avaient pu en observer les beaux résultats, étendirent partout cet usage. Ils cherchèrent même divers modes de conservation de ce virus-variole pour en inoculer les brebis, même alors qu'il ne sévissait aucune épidémie^ dans le but seul d'en prévenir l'attaque. Plus tard on recourut à l'inoculation de la vaccine humaine. Finalement l'allemand Pissin proposa de nouveau après des expériences réitérées ce qu'avaient déjà tenté de faire Ulrich, Kone, Lowel et Ludersdorf, c*estrà-dire de prendre directement la matière vaccinale sur la vache et la porter sur les brebis. Il a cependant soin de nous avertir que ce n'est pas la vaccination directe et primitive qui peut prémunir les brebis contre les attaques de la variole qui leur est propre; mais que c'est plutôt par l'inoculation répétée sur les mêmes qu'on peut obtenir un produit en quelque sorte naturalisé en elles et constituant un vaccin que nous appellerons le vaccin de la race ovine (1).
Toutes ces méthodes eurent chacune leurs parti sans et leurs détracteurs; chacune eut ses phases de bonne et de mauvaise réusiiite. C'est pourquoi nous conclurons en invitant les vétérinaires à profiter des occasions opportunes pour les expérimenter toutes,
(1) V. Cinno itaricô MCipltoczia miWom omiui imwrtë a Napoii ml 1S70«71 ece, ut^ pel Prof, VâLLADâ. Napoii, 1871.