DE LA POSSIBILITE DE GOMMONIQUER DES MALADIES ETC
maladies au moyen du virus vaccinal heurte contre les règles les plus élémentaires de la physiologie et de la pathologie.
Les virus constituent en vérité autant d' entités pathologiques sut generis, qui soit qu'en les considère comme le produit d' une fermentation particulière , comme le voudrait Mhiale, soit comme des êtres, microscopiques spéciaux, soit encore comme le résultat d'un principe qui nous est inconnu jusqu'ici, ne peuvent„une fois introduits dans l'organisme, que s'y reproduire eux-mêmes et ne sont point susceptibles de se mêler avec d' autres principes. Les virus conservent donc toujours leur individualité ; car l'expérience a démontré :
I® Qu' une contagion ne peut communiquer au moyen de F inoculation que sa propre nature contagieuse;
2«> Que les effets constitutifs qu'elle excite, bienfeisants ou non, ne dépendent point des qualités bonnes ou mauvaises de T individu qui a fourni la matière, mais en tout des dispositions particulières de l'inoculé.
Si nous laissons de côté les théories et venons aux cas pratiques, nous devons d'abord rappeler toute l'attention de nos lecteurs sur ce que nous avons déjà noté relativement au développement simultané de la variole et de la vaccine, c'est-à-dire que la lymphe provenant des pustules vaccinales ne transmet que la
35 — Parola, vol. I, De la vaccination.
vaccine. Nous avons constaté nous-mêmes deux cas qui démontrent cette vérité; Bousquet en cite quelquesuns qu'il juge de la plus haute importance; Gensana, Heim, Tonelli, Lurati de Lugan en rapportent aussi d'autres. Gensana surtout nous raconte dans son ouvrage ce fait : < Je pris, dit-il, sur la fin de 1807 de la lyriiphe vaccinale à un enfant sur qui la variole s'était manifestée au 5«>« jour de la vaccination. Le vaccin s'était bien développé, bien que d'une manière infructueuse. Je conservai durant ce long hiver la lymphe dans des tubes capillaires; je Tinoculai dans la belle saison et en eus une bonne vaccine sans aucune apparence de variole >. Le doct. Heim s'étend davantage sur les faits qu'il cite, et va même jusqu'à déclarer que le virus vaccinal n'est nullement susceptible de se mêler avec d'autres matières contagieuses. Il nous raconte le cas d'un enfant fortement aflTecte de variole, vacciné à 9 mois, âge trop tendre pour être sans danger; Il vaccina plusieurs individus avec la lymphe extraite des pustules vaccinales de cet enfant et l'opération réussit parfaitement sur sept des vaccinés, sans qu'il se communiquât aux mêmes aucune autre maladie, ou que le vaccin souffrît aucune altération dans son cours. Le doct. Tonelli parle d'une personne affectée des deux virus et qui fournit la lymphe vaccinale pour inoculer d'autres enfants. Ils furent tous préservés de la variole. Des faits semblables furent constatés par le docteur Lurati lo^s de r épidémie qui sévit à Lugan en 1856. Il parait donc