OBSERVATION I
Ag. Antonin, 25 ans. Tuberculose rénale, endoscopie impossible, néphrostomie, néphrectomie secondaire, quérison.
L'affection s'est déclarée en 1917, à la suite d'une blennorhagié. Entré dans le service d'urologie de M. le Docteur Gayet le 1% avril 1919. Symptômes très accusés de tuberculose rénale. La capacité vésicale n'étant que de 20 ce3, tout examen endoscopique est impossible. La température, irrégulière, atteint parfois 39°. Le rein gauche est augmenté de volume. Dans l'ignorance de l’état du rein droit on décide une néphrostomie, qui est pratiquée le 16 juin. Le 21, on fait analyser l'urine vésicale et l'urine du rein gauche. On obtient une concentration urénique de 13 grs 40 pour l'urine vésicale, 1 gr. 30 seulement pour le rein gauche. A la suite de la néphrostomie la température est tombée en 3 jours, mais elle ne reste normale que 11 jours. Au bout de ce temps, poussées thermiques jusqu'à près de 40°. L'état s'aggrave. On pratique la néphrectomie secondaire 14 jours après la première intervention. Opération (M. Gayet). La fistule est - suturée, on dégage ensuite avec peine le rein, et, au moment où on arrive dans la loge rénale, un flot de pus très fétide jaillit. On termine le plus rapidement possible par une souscapsulaire avec pinces sur le pédicule.
Le rein enlevé est de. la grosseur d'une tête de fœtus à terme, bosselé. Une partie des poches n'ont pas été ouvertes par la néphrostomie. Le parenchyme est complètement détruit et l'écorce qui le représente est parsemée de granulations jaunâtres. Tout de suite après la néphrectomie, la tempéra-
PS
ture revient à ja noïmale ; la guérison se fait assez räpidement ; le malade engraisse de 5 kgs. en 3 mois. Revü un an après, il va bien, mais a toujours des phénomènes de cystite.