BON DURS
blée — {abeès rénaux parenchymateux) soit communiquant avée une grosse collection centrale. Dans la loge centraie se trouve le corps du délit : le calcul. IT n’est pas toujours d'un volume proportionnel à celui de la poche, il a suffi de caleuls comme une noisette pour déterminer des pyonéphroses d’un demi-litre et plus.
On peut trouver aussi de petits calculs dans les poches secondaires.
Le ‘parenchyme rénal est réduit à peu dé chose : quelques cloisons scléreuses contenant les vaisseaux, un peu «de substance corticale et c'est tout ce que l’on en retrouve dans les formes avancées. Dans certaines de ces tumeurs, il est impossible de chercher à retrouver le souvenir macroscopique du tissu rénal normaf.
Cependant certains reins, même très distendus, conservent encore, dans les cloisons restantes et dans la partie corticale, suffisamment de parenchyme pour donner “encore une sécrétion, appréciable ‘quand l’uretère est ouvert, Or, nous avons vu que la plupart du temps celuici est imperméable. Enfin, la périnéphrite est le plus souvent assez accentuée et Se traduit par une réaction selérolipomateuse intense prolongée jusqu'autour de l’uretère, et des adhérences dangereuses du côté du péritoine et de l'intestin. Notons cependant avec Albarran que c’est en arrière que la périnéphrite est la plus accentuée.
La graisse du Sinus est également infiltrée de sclérose, souvent même avant l'infection massive de l'organe elle à Contribué à tasser le tissu rénal, et à la formation de . la rétention.
De cette courte étude anatomique retenons (rois points qui nous intéressent surtout :
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La présence de loges isolées du bassinet.
Le peu de valeur du tissu rénal, et par suite le peu de chances, l'impossibilité même d’une fonction acceptable.
La périnéphrite, surtout postérieure.
B. — Les pyonéphroses tuberculeuses infectées secondairement
Bien que d’étiologie différente la forme que nous allons étudier maintenant présente avec la précédente des analogies structurales saisissantes.
Même périnéphrite, même rein volumineux et bosselé. Ajoutons-y la possibilité de granulations corticales à un degré plus où moins avancé. A la coupe, nous trouvons aussi un bassinet plein de liquide infecté : du côté du rein, les parois de la loge sont parfois moins nettes et peuvent être formées (le tissu ulcéré et analogue à la membrane pyogène des abcès froids, mais dénaturé par linfection secondaire.
Dans cette vaste caverne affluent de petits abcès corticaux. D’autres sont isolés et certaines cavernules peuvent n’avoir pas encore été touchées par.l’infection. A côté de celà, des tubercules crus, des granulations. Nous n’insisterons pas sur ces caractères bien classiques de la tuberculose pyonéphrotique. , |
Le tissu rénal est parfois mieux conservé par place que dans la forme précédente, et peut présenter des zones importantes capables de sécréter ; mais souvent l’uretère est le siège de processus inflammatoires tels que sa perméabilité est presque nulle. Alors, ou bien la sécrétion est
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inhibée, ou bién le peu d’urine sécrétée, s’évacuant difficilement, accroit constamment la quantité du liquide retenu.
Ces constatations reproduisent, en somme, les résultats obtenus par Gayet et Cavaillon dans leurs expériences sur l'exclusion fermée dans la tuberculose.
= A propos de la valeur fonctionnelle de tels reins nous ne saurions que rappeler les conclusions de Guyon et Albarran : (Physiologie pathologique des rétentions rénales) : 1° Dans le cas de rétention rénale complète le rein est progressivement anihilé. Mais « il est très rare, même « dans les cas de pyonéphroses, que le rein ait pour tou- ( Jours perdu la faculté de faire de l’urine, la fonction est « reprise en partie », après suppression de la rétention, « mais. moins parfaitement que dans les uro-néphroses et ««uro-pyonéphroses ».
2° Dans les rétentions incomplêtes. Il ya une différence notable d’infériorité entre la sécrétion du rein rétentionniste et celle de son congénère.
Ces considérations bien que ne se rapportant pas d’une façon absolue aux cas qui nous occupent, montrent cependant qu’après néphrotomie de tels reins seraient capables d’une certaine dépuration urinaire qui dans certains cas n’est pas à négliger.