LIVES
30 août 1892. — La malade est vue par M. le D' Goullioud. Depuis son opération elle a toujours continué à être réglée régulièrement pendant quatre ou cinq jours tous les mois, d’une manière modérée, sans coliques, tandis qu’auparavant ses règles étaient irrégulières, très abondantes et très douloureuses, l’obligeant à garder le lit.
Depuis le 18 juillet dernier elle a des pertes sanguines légères d’une façon continuelle ; depuis trois jours douleur très vive dans le côté gauche.
Le corps de l'utérus est volumineux, il s'élève à quatre doigts au-dessus du pubis; le col est gros mais sans aucune dilatation. Peut-être reste-t-il un débris d'ovaire à gauche ?
Sous l'influence de l’hydrastis les pertes sanguines se sont réduites à un suintement insignifiant.
(Revue le 10 juin 1893, deux ans après l'opération, la malade va bien à part quelques malaises abdominaux sans importance en comparaison des douleurs antérieures à l’opération. Elle a encore, notamment au niveau de la fosse iliaque droite, un point plus sensible qui reste le point faible, où toule cause de fatigue, tout refroidissement a un léger contre-coup. Depuis le mois d'août dernier elle n’a pas eu d’hémorrhagie dans l'intervalle de ses règles ; celles-ci sont toujours normales, de moyenne intensité.
La malade présente en outre quelques symptômes de néphrite, jambes enflées, légûre bouffisure de la face, céphalalgie, miction goutte à goutte. Ses urines ne renferment cependant pas d’albumine ou tout au moins n’en contiennent que des traces douteuses.
L'examen local montre la persistance de son fibrome; il est comme plaqué sur la paroi antérieure de la corne utérine droite; son volume peut être comparé à celui d’un utérus normal. Il n'a pas diminué et paraît même plus vraisemblablement augmenté. Le cathétérisme intra-utérin étant un peu difficile et sans grande indication on n'insiste pas.
LUSRRES rez