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irrilants déterminant des phénomènes inflammatoires dans tout élément actif. Tous les faits de M. Bertrand subsistent; il ny à au fond qu’une quéstion de propriété de terme, et d'unité d'appellation pour un même phénomène. Le terme que nous proposons s'applique à tous les cas, tandis que celui de surface libre est insuffisant. M. Bertrand en convient implicitement, puisque dans bien des cas
il admet que la surface libre n’est que virtuelle, c'est-à-dire n’est pas libre.
SYSTÈMES SÉCRÉTEURS. — L'appareil sécréteur, puissamment développé dans l'autoderme, y est représenté par deux systèmes. Le premier est constitué par des cellules parenchymateuses qui se remplissent d'huile essentielle sans se différencier. Ce sont des cellules ordinaires, éparses dans le parenchyme, qui prennent cettepropriété. Elles n’ont pas d'histoire anatomique.
Canaux oléifères. — Le deuxième, féinénig plus intéressant, est constitué par des files de cellules qui déversent leur produit dans des canaux intercellulaires. Les canaux oléifères font constamment défaut dans la tige des Liguliflores, ainsi que dans celle des Labiatiflores, si nous en jugeons d’après le Stiftia chrysantha etle Barnadesia rosea, les seules plantes de ce groupe exotique que nous ayons pu nous procurer dans les serres du Museum.
Ils existent avec une grande constance dans l’écorce des Ambrosiacées, des Radiées, des Tubuliflores. Cependant on n’en trouve pas, tout au moins dansles tiges aériennes, chez: Vernonia novæ-boracensis, Eupatorium cannabtinum, Gnaphalium supinum, G. berteroanum, {elichrysum angustifolium, Inula bifrons, Helenium tenui-
folium, Calendula officinalis, Tripteris cheiranthoides, Vuillemin. 5:
SOU Echinopssphærocephalus, E. tricholepis, Centaurea solstitialis, Galactites tomentosa, Carduus nutans, plusieurs Cirsium, ete. M. Van Tieghem en a cité plusieurs autres, notamment: Gnaphalium citrinum, Echinops exaltatus.
Situation radiale ou en profondeur. — Les canaux oléifères apparaissant le plus souvent dans la région interne de l'écorce, nous ne séparerons pas, pour leur étude, l’autoderme de l’endoderme, bien qu'ils ne contractent pas aussi généralement que dans la racine de relations intimes avec l’assise limitante interne.
Ce qui caractérise le plus généralement les canaux de la tige, et permet de les opposer à ceux de la racine, du moins dans la période primaire, c’est qu'ils sont bordés de cellules spéciales, fait sur lequel M. Van Tieghem (1) a appelé l’attention. Dans la racine, ce sont des cellules équivalentes de celles du parenchyme cortical ou de l'endoderme qui ont cette fonction; dans la tige, le plus souvént du moins, les cellules sécrétrices naissent par division cruciale de tels éléments. Les cellules sécrétrices sont donc dans la racine équivalentes de celles qui les entourent ; dans latige elles en sont des dérivés. Ce mode de formation entraîne cette coniséquence que, dans la tige, le canal est toujours bordé de cellules qui lui appartiennent en propre, tandis que dans la racine une cellule sécrétrice déverse souvent son produit dans deux canaux situés de part et d'autre:
De cette première différence en découle une autre, c’est que dans la racine, les cellules sécrétrices n’ayant pas comme telles une différenciation particulière pourront exister dans un système quelconque, fût-il différencié histologiquement en vue d’une autre fonction comme c'est le cas
(1) Ph. Van Tieghem. Sur les canaux oléifères des Composées. Bull. Soc. bot., t. XVIII, 1871:
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pour l’endoderme. Et de fait les cellules oléifères de la racine appartiennent à cette membrane. Dans la tige elles auront au contraire une tendance à s’individualiser à son égard. M. Van Tieghem avait même donné ce caractère comme ayant la même généralité que la présence de cellules spéciales : « Dans la tige et les feuilles, ils sont bordés de « cellules sécrétrices spéciales, individualisés par consé- « quent par rapport à l’endoderme (1). »
Cette conséquence n’est pas nécessaire. Dans ce conflit entre deux systèmes : assise à plissements et système oléifère, dont la situation naturelle est la même région anatomique, l'endoderme, ce n’est pas toujours le système à plissements qui a l'avantage. Ainsi que nous l'avons signalé dans le Senecio cordatus (2) (fig. 8), l’assise à plissements
FIGURE 8. — Senecio cordatus:
Canal oléïifère endodermique;, en dedans de l’assise à plissements.
se trouve refoulée du côté externe par le système sécréteur très précoce, différencié bien avant cette assise. L’endoderme, système de cellules plissées, ne coïncide done pas
(1) Ph. Van Tieghem. Sur la situation de l'appareil sécréteur dans les Composées. Bull. Soc. bot.,t. XXX, 1883.
(2) P. Vuillemin. Remarques sur la situation de l’'apparei sécreteur des Composées. Bull. Soc. bot., t. XXXI, 188%, p. 108.
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avec l’endoderme-région, fait jusqu'à présent unique chez les Phanérogames. L'étude du développement démontre d’ailleurs que le système sécréteur ne provient pas du péricycle, comme on pourrait le croire à l'aspect de cette situation paradoxale.
D'habitude, les avantages que lui confère le droit de premier occupant ne permettent pas au système sécréteur de modifier cette règle de position si fixe de l'assise à plissements: les deux systèmes s’enchevêtrent et les canaux sécréteurs ne s’individualisent pas à l'égard de l’endoderme. Dès 1871, M. Van Tieghem (loc. cit.) avait signalé cette disposition dans : Tussilago F'arfara, Cineraria maritima, Cirsium arvense. M. Costantin (1) l'a figurée dans un rhizome de Doronic. Elle ne peut plus être considérée à présent comme exceptionnelle : elle existe en effet dans les tiges aériennes et souterraines de Doronicum Caucasicum, D. pardalianches, Petasites officinalis, T'ussilago Farfara, Adenostyles albifrons, Homogyne alpina, Cacalia suaveolens, C. intermedia, Eupatorium cannabinum, E. melissoides, Aronicum scorpioides, Senecio vulgaris, S. paludosus, Nardosmia fragrans, Biotia commixta, Palafoxia texana, Stevia ivæfolia, Serratula tinctoria, S. coronata. Dans les Lasthenia glabrata, Cinara corsica, etc., on trouve tantôt cette forme, tantôt l’état habituel. L’Inula Helenium ne nous l’a présentée que dans les pédoncules communs de l’inflorescence.
Cette disposition spéciale se retrouve avec quelque constance dans certains groupes naturels. Pourtant elle n’est pas un indice infaillible des affinités. Ainsi à côté des Cacalia suaveolens, C. intermedia qui la présentent, nous
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(1) J. Costantin. Étude comparée des tiges aériennes et souterraines. Ann, Sc, nat. Bot., 6e sér., t. XVI, 1883, fig. 90.
m5 0 trouvons la sitüation habituelle dans le C. repens ; et, à côté des Senecio vulgaris, et S. paludosus, le S. cordatus avec son type particulier. Enfin la coexistence de deux types dans une même plante prouve que cette disposition dépend des conditions de développement autant que de la nature de la plante.
Le plus souvent les canaux et leurs cellules de bordure sont rejetés en dehors de l’endoderme.
FIGURE 9. —Jeune tige de Senecio vulgaris.
Naïssance précoce des canaux sécréteurs.
Toutes les exceptions ont pour origine un développement précoce de l'appareil sécréteur, devançant de beaucoup la différenciation de l’assise à plissements. Dans le Senecio vulgaris par exemple (fig. 9), on voit le système sécréteur différencié avant aucun autre système. À peine l'ébauche des faisceaux est-elle indiquée par un cloisonnement plus actif des cellules, combiné à une différenciation imparfaite de l’assise à plissements. |
On avait cru tout d’abord que c'était la disposition radicale qui se conservait dans le rhizome, ou les feuilles radicalés de certaines plantes. Cela est peu probable. Souvent en effet, l'appareil oléifère de la tigene continue pas celuide la racine primaire, lors même qu’il occupe la région corres-