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pondante (Zinnia). Dans les plantes citées on la trouve aussi bien dans les tiges aériennes que dans les rhizomes. Bien plus, dans l’Inula Helenium elle ne se rencontre que dans les pédoncules communs où l’endoderme n’est pas aussi net que dans le reste de la tige.
Primitivement le canal né, comme nous l'avons dit, par division cruciale d’une cellule, se trouve muni de quatre rangées axiles de cellules sécrétrices. Dans les régions où le parenchyme ambiant s’accroît beaucoup, les cellules différenciées de bonne heure comme éléments sécréteurs prennent part à cet accroissement. Mais leur nature et leurs fonctions leur assignent des dimensions assez constantes. Aussi ne tardent-elles pas à se cloisonner radialement (par rapport à l’axe du canal). On a ainsi 6-8 files. Leur nombre peut s'élever bien davantage. La multiplication extrême des éléments sécréteurs est surtout accusée dans les rhizomes où l'écorce s’épaissit beaucoup. On trouve notamment dans les tiges souterraines de l’Arnica montana les canaux bordés d’une vingtaine de séries cellulaires. Par suite de cette multiplication radiale, le méat augmente de diamètre, grâce à l'abondance des produits sécrétés par ses nombreuses cellules de bordure, et le cloisonnement radial suffit pour que l'appareil oléifère suive l'accroissement de la région.
Ce cloisonnement n'est pas toujours suffisant, et l’on voit fréquemment dans les tiges charnues : Cacalia repens, C. intermedia, Xanthium strumarium, des cloisons tangentielles apparaître tout autour de l'organe, ét lui constituer des cellules annexes. La première disposition est plus fréquente dans les tiges souterraines où l'appareil oléifère est d'ordinaire le plus puissant, la deuxième dans les tiges aériennes.
Quand les canaux sont très larges et bordés de cellules
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nombreuses et petites, il arrive parfois que quelques-unes de ces dernières proéminent à l'intérieur de la cavité et y constituent de véritables poils glanduleux, analogues à ceux qui produisent l'huile essentielle de Fougère mâle, et qui proéminent isolément dans les méats ordinaires sans y déverser leur contenu. Gette disposition se rencontre dans les vieux rhizomes d’Arnica montana, Centaurea Scabiosa, etc.
Situation en surface. — Les canaux oléifères n’ont pas seulement une situation fixe par rapport à l’endoderme; leur place est également réglée par rapport aux faisceaux. On les trouve donc non seulement à une profondeur à peu près constante; mais sur un même cercle, ils sont localisés à certains méridiens. Puisque leur course est parallèle à celle des faisceaux, que leur situation tangentielle et leur situation radiale sont fixes, leur parcours est déterminé par rapport aux trois directions de l’espace.
La situation des canaux par rapport aux faisceaux répond à deux types qui coexistent parfois.
À. — Les canaux sont opposés aux faisceaux : Bellis perennis, Dracopis amplexicaulis, Cenia pruinosa, Cacalia repêns, C.suaveolens, C. intermedia, Doronicum pardalianches, D. Caucasicum, Aronicum scorpioides, Senecio paludosus, S. cordatus, S. Cineraria, S. vulgaris, Adenostyles albifrons, Biotia commixtu, Centaurea cyanus, C. ruthenica, Microlonchus salmanticus, Carlina vulgaris, C. acaulis, Cinara Cardunculus, Cnicus benedictus, Carthamus tinctorius, Serratula tinctoria, S. coronata.
B. — Canaux placés latéralement par rapport aux faisceaux ; semblent opposés aux rayons médullaires : Arnica montana, Inula Helenium, Pulicaria dysenterica, Eupa-
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torium cannabinum, E. melissoides, Matricaria inodora, Anacyclus purpurascens, Pyrethrum sinense; Anthemis tinctoria, Chrysanthemum segetum, Artemisia camphorata, Achillea Millefolium, Ptarmica vulgaris, P. moschata, Balsamita vulgaris, Dahlia Cervantesi, etc.
ENDODERME.
L'endoderme est une région anatomique qui n’a, comme telle, d'autre caractère absolument constant que sa situation d’une part: c’est l’assise limitante interne de l'écorce ; et d'autre part, la discordance de ses éléments avec ceux de l’assise sous-jacente.
L’endoderme ne doit pas être opposé directement à l’épiderme, car il n'est qu’une région secondaire spécialisée ultérieurement dans une région équivalente. de l’épiderme, l'écorce. Le véritable équivalent de l’endoderme, la seule assise avec laquelle on puisse absolument le mettre en parallèle, c’est l’exoderme. A. un autre point de. vue, lendoderme se rapproche de l’épiderme et s'éloigne de l’exoderme ; il est le siége d’un système spécial, caractérisé par des éléments qui lui sont propres, les cellules plissées. La concordance entre l’épiderme région et l’épiderme système est constante; elle n’est que très générale entre l'endoderme région et le système à plissements; mais elle n'est pas nécessaire. Nous avons vu, en effet, dans le Senecio cordatus l’assise à plissements refoulée par le système oléifère. L'étude du raccordement des racines avec la tige nous fera voir des éléments de l'écorce se revêtir aussi de plissements. L’assise à plissements peut donc exister en dehors de l’endoderme région, et cela se conçoit, puisque l’endo-