‹ De la valeur des caractères anatomiques au point de vue de la classification des végétaux: Tige des composéesChapitre 50 sur 81 · SAGE · texte numérisé non relu

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airès entré EUX. Ces deux pliénômènes sont liés à l'épaisseur de l'écorce. — Däñs là tige aérienne où celle condition n’est pas remplie (l'ééôree de la harpe florale est, en effet, très réduite), les groupes gemmaires pénètrent immédiatement dans le cylindre central, et les feuilles élémentaires aussi bien queles bourgeons élémentaires restént distinctes. Nous avons méntiohné l'insertion de ces bourgeons (dans le Petasites officinalis, p.153). Nous n’y réviendrotis pas ? nous rappelons Ce fait pour montrer que le bourgeon à insertion périphérique ést bien un bourgeon agrégé, c'est-à-diré l'équivalent d’une réunion de bourgeons latéraux ürdinaires, et que ces deux types peuvent se trouvèr sur là mêmé plante.

L’anatomie comparéé rendra cette conclusion plus évidente.Plusieurs Composées (Petasites officinalis, etc.) offrent identiquement le même type que le Nardoëmia. Mais éxceptionnel dans cette vaste famille, il est habituel dans les Ombeéllifères et lés Aralicées. Comme les descriptions Succinctes donnéés de ces plantes ne concordent bas de tous points avec Ce que nous avons indiqué, nous avons Cu plusieurs Ombellifèrés (Heracleam, Peucedanum, etc.), e nous sommes convaincu qué tout $/y passé comme chez dé Nardosmia. La concreScence entre faisceaux folidirés et gemmaires est peut-être parfois plus intime. D'après les observations de M. Le Monnier, ellé atteint dans quelques cas ün dégré comparable à Celui du Béllis. Mais dans les divers exemplaires que j'ai examinés, les bourgeons élémentaires s’inséraient conformément à la règle ét les moëlles communiquaient largement à ce niveau. En tous cas elles ne communiquaient par les rayons médullaires pas plus que

chez les Composées et pour le même motif.

Ce qui rend les Ombellifères surtout intéressantes, c’est le retour du type périphérique au type verticillé et au type

latéral simple. Ce fait est évident dans les tiges florales. À la base de certaines inflorescences naissent deux rameaux volumineux insérés à l’aisselle de deux feuilles réduites. Par leur insertion ces deux rameaux sont l'équivalent d’un seul rameau développé à l’aisselle d’une feuille embrassante. L'ombelle résulte de la désagrégation complète des éléments gemmaires d’un ou de plusieurs verticilles très rapprochés. Les rayons de l'ombelle, ou les rayons du premier cycle quand il y en a plusieurs, sont superposés aux côtes de la tige commé les bourgeons élémentaires dont ils sont les équivalents. Mais, restant indépendants, ils reprennent leurs propriétés essentielles et sont sensiblement égaux. L'involucre ou chaque cycle de l’involucre équivaut aussi à une feuille embrassante (1). |

Nous ne pouvons insister davantage sur ces faits qui ne se rattachent qu'indirectement à notre sujet. Nous les avons mentionnés parce qu'ils éclairent quelques points de l'anatomie des Composées. Nous leur donnerons toute l'extension nécessaire dans un travail spécial sur les inflorescences. L'étude de ces formations, entièrement négligée jusqu'ici comme échappant à toutes les lois de l'anatomie, estle complément nécessaire de l'étude des rameaux. Nous pensons prouver que toutes les inflorescences se développent suivant les mêmes règles que les rameaux ordinaires ; Car tout est régulier dans la nature; et si quelque phénomène semble se soustraire à une loi, de deux choses l’une : ou le phénomène a été mal compris, ou la loi est fausse.

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1) On rencontre (Conium) des bourgeons désagrégés à l’aisselle d'une feuille ordinaire qui reste embrassante.

Quatrième cas. — CONCRESCENCE PERMANENTE DU BOURGEON ET DE LA FEUILLE.

Arctium lanuginosum (Berardia subacaulis). — Dans les Petasites, Nardosmia, les bourgeons agrégés n'existent que Sur le rhizome, à l’aisselle de feuilles réduites à des écailles. Les faisceaux gemmaires y ont'la même puissance que les foliaires. Dans l’Arctium lanuginosum, des bourgeons de même nature se développent sur la tige florale à l’aisselle de feuilles volumineuses. Ces feuilles reçoivent un nombre de faisceaux supérieur à sept. Ces groupes gemmaires, dont quelques-uns sont rudimentaires, s'insèrent comme ceux des Petasites, à l'aisselle de feuilles volumineuses. Ces feuilles reçoivent un nombre de faisceaux supérieur à sept. Ces groupes gemmaires, dont quelques-uns sont rudimentaires, s’insèrent comme ceux des Petasites, à l’aisselle des foliaires, sur les caulinaires voisins, et deviennent concrescents à ceux de la feuille. L'évolution des foliaires étant dé béaucoup prédominante, les gemmaires, au lieu de s’individualiser, sont entraînés dans la feuille dont ils compliquent la coupe, faciles toutefois à distinguer par leur petite taille, et pendant un certain temps par leur orientation. Celle-ci d’ailleurs est bientôt troublée par l’action prédominante du membre qu'ils parcourent. Les feuilles qui possèdent de tels faisceaux n’ont pas d'autre bourgeon.

Iln’estpas impossible que, dans certains cas, des faisceaux gemmaires restent de même enfouis au sein de la tige mère. Nous n’en connaissons pas d'exemple chez les Composées. Le cas de l’Arctium peut mettre sur Ja voie de la véritable valeur anatomique de certains faisceaux dits surnuméraires.

Dans tous les cas envisagés jusqu'ici, les bourgeons s’in-

= ie séraient de la même façon; mais il y avait des variantes

daus les relations des faisceaux gemmaires entre eux ou |

avec les faisceaux foliaires,

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