‹ De la valeur des caractères anatomiques au point de vue de la classification des végétaux: Tige des composéesChapitre 53 sur 81 · CONCLUSION · texte numérisé non relu

CONCLUSION

Un bourgeon simple S’insère latéralement par deux fais-

foliaires, bordant un espace laissé libre par le départ d’un faisceau foliaire ou pour toute autre cause

Tantôt cette insertion se fait au nœud, tantôt les deux faisceaux gemmaires laissent dans la tige une trace ramifiée. Ces différences dépendent de la structure de la région et de

la rapidité de l’organisation des tissus au niveau de l’insertion.

Si l’espace de pénétration se rétrécit, les faisceaux gemmaires contractent des relations avec les faisceaux foliaires en dehors du cylindre central. Ils se détachent néanmoins dans plusieurs cas du foliaire en entrant dans le cylindre central et se raccordent comme précédemment. D’autres fois ils se confondent définitivement avec le foliaire, ce qui n’a lieu que dans des bourgeons très réduits (calathide uniflore d’Echinops) et qui ne sont souvent que des parties de bourgeons multiples.

Les bourgeons à insertion périphérique et à insertion transverse sont des bourgeons agrégés dont chaque composant s'insère comme les bourgeons ordinaires. Cette concrescence et le trajet des faisceaux gemmaires, soit à travers l'écorce, soit à travers la moelle, sont déterminés par le grand nombre de bourgeons naissant au même niveau, et par le développement excessif du tissu parenchymateux, soit dans l'écorce (Nardosmia), soit la moelle (calathide multiflore).

Il y a donc un type unique d'insertion vasculaire des bourgeons. Les variétés peuvent toutes coexister sur une même plante. Pourtant les conditions anatomiques des tiges de chaque famille peuvent rendre une variété plus fréquente, générale même, dans les portions correspondantes de la tige, chez toutes les plantes d’un groupe étendu, et par là marquer les affinités.

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