‹ De la valeur des caractères anatomiques au point de vue de la classification des végétaux: Tige des composéesChapitre 61 sur 81 · RAS · texte numérisé non relu

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dance häbituellé du parenchyme ét én particulier du péricyéle À son égard. Le péricyclé reste actif, $é multiplie poir donner du parenchyme secondaire ou des racines : voilà un fait incompatible avec la lignification. Celle-ci se montre mais faiblement à la pointé interne du massif péricyclique extralibérien dans le Doronicum caucasicum, tandis qu'il en existe ün arc puissant daïs la feuille ou latigé âérienne (le Dôronicum pärdalianches en est dépourvu). Mérnes relations enre les portions Sübmergées et les portions aérienhes d’une tige de Pulicaria dysenterica. D'autré part, Certaines pläntés alpines offretit dans léur tige aérienne uné Structure Voisine dé celle du rhizome. Ainsi dans l’Artemisia mutellina, les parties basses dés tiges aériennes ont un annedu coütinu de bois. Le liber-réste peu épais et le péricycle présehte Seulément cinq îlots dé dix fibres où roins. Cette tige ne diffère des rhizorés au point dé vue dés organes de soutien que par le développement moindre du bois ét le diimetre supérieur de la région médullairé d'ailleurs creusé. Le puissant état hygrométrique de l’atmosphère alpine suffit à compenser les variations de température contre lesquelles au reste la tige est protégée | par des poils d’abord, puis par une couche subéreuse qui ne tarde pas à compléter l’analogie avec lés pärties souterraines. |

Il y à pourtant des rhizomes à évolution courte. Les tubércüles d'Hélianthus tuberosus nous en offrent l'exemple] le plus frappant. Ces tiges conimencent par multiplier suräbondimment leur parenchyme. Mais elles n "ont pas de rôle immédiat à remplir, isolées qu’elles Sont à l'égard destiges végétätives qui se suffisent à elles-mêmes. Lorsque l’hypértrophie parënchymateusé à acquis de fortes proportions, les matériaux nutritifs s’entassént en telle quantité qu’il y a plétliore. En l'absence de stimulus dû au milieu ou au fonction-

nement (ces tiges étant isolées des tiges actives aussi bien que du milieu variable), les vaisseaux eux-mêmes se sont mal développés. Les matériaux de réserve s'accumulent à tel point que les éléments sont frappés d’une véritable dégéné- rescence amylacée qui détruit leur partie vivante, protoplasmique. L'évolution de ces tiges est terminée. Elles restent à peu près telles quelles jusqu'à ce qu'un nouveau bourgeon se développe aux dépens de ces réserves qui ne peuvent plus être utilisées par leurs éléments formateurs. L'évolution atteint donc son terme aussi rapidement que dans les portions aériennes, mais d'une façon opposée. Les éléments sont morts jeunes, par pléthore, par excès de vitalité, sans s'être différenciés. Dans les tiges aériennes, ils sont frap- pés d’une caducité précoce, différenciés avant l’âge et meurent de décrépitude. Voilà comment dans les tiges souterraines, l’évolution même courten’en est pas moinslente, etpeut être opposée à l’évolution rapide des éléments qui doivent à un milieu variable une stimulation vitale énergique.

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