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trois jours après dans l'observation XXXVI.
Dans 3 cas, les vomissements et la tumeur sont postérieurs au mélæna. Dans l'observation IX, la tumeur fut perçue peu après l’apparition du mélæna. Dans l'observation VI, elle fut sentie le lendemain.
Dans le cas XII, elle est apparue après le mélæna, mais le temps écoulé n’est pas déterminé.
Dans 1 cas, obs. XIV, il n’y eut pas de vomissements, les hémorrhagies duraient depuis 15 jours, lorsque la tumeur est apparue. La mort survint peu après.
La date d'apparition de la tumeur est indéterminée dans 10 cas. Observations VII, VIII, X, XXVI, XXVII, XXIX, XXXIV, XXX VII, XL, XLVI. Dans la plupart de ces cas, elle est nettement postérieure au mélæna.
En résumé, la tumeur abdominale a manqué dans 18 0/0 des cas.
Sur les 32 cas, où elle a été constatée ; son moment d'apparition est noté 22 fois.
Sur ces 22 cas, la tumeur a été antérieure au mélæna 5 fois, elle lui a été postérieure 17 fois.
Baser un diagnostic sur un signe aussi inconstant et aussi tardif, n’est-ce pas exposer le malade à ne plus être en état de profiter des moyens thérapeutiques dont nous disposons ?
Nous n’insisterons pas ici sur le siège de la tumeur, sa forme, son volume. Nous rappelle-
rons seulement qu’il faut faire le toucher rectal lorsqu'on soupçonne une invaginalion. C'est par le toucher rectal qu’on a reconnu nettement l'existence d’une tumeur, dans #4 de nos cas (obs. V, XXIIT, XL, XLIIT).
Nous n’insisterons pas davantage sur les phénomènes digestifs ou les phénomènes généraux qui peuvent accompagner l'invagination.
Is sont extrêmement variables et n’ont pas une grande importance pour le diagnostic. Nous noterons toutefois que la soif manque le plus souvent; c’est là un bon signe différentiel d'avec le choléra infantile.
Quant aux symptômes d’obstruction intestinale, ils apparaissent toujours à une période si tardive, qu'à ce moment la mort est proche. Ils sont apparus le 4° jour dans l’observation I, le 7° jour dans l’observation XVIT. Dans les deux cas, la mort esl survenue le jour même de leur apparition.
Cette étude symptomatologique de linvagination intestinale, chez le nourrisson, nous montre donc que, pour que le diagnostic de cette affection puisse être fait à temps utile, ïl faut qu'il se pose sur la seule constatation des trois symplômes précoces et constants de la maladie : la douleur, les vomissements, l’hémorrhagie. En pratique, il nous semble que la chose est possible.