‹ De la valeur thérapeutique du bicarbonate de soude dans l’hyperchlorhydrie protopathiqueChapitre 4 sur 30 · É DA Î · texte numérisé non relu

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lement de ce sel des différentes eaux minérales em ployées et aux découvertes de Claude Bernard.

Dans une deuxième période, nous mettrons les expérimentateurs et les cliniciens du milieu de ce siècle qui ont cherché, les uns au moyen de fistules gastriques, les autres par la modification de certains symptômes fonctionnels à déterminer les propriétés de bicarbonate de soude.

La découverte de la soude et du chimisme stomacal ouvre la dernière période dite contemporaine où la chimie biologique vient vérifier les découvertes des auteurs précédents et préciser l'emploi de cet alealin.

Dans la première période fort peu importante pour la question qui nous occupe, le bicarbonate de soude n'était point donné isolé. On savait seulement que certaines eaux minérales et en particulier l'Eau de Vichy (dont on ne connaissait du reste pas la composition) calmaient de certaines douleurs stomacales et semblaient amener la guérison de nombreuses dyspepsies.

Dans la même période le bicarbonate de soude était mème employé dans le traitement des diathèses telles que la lithiasebiliaire et la lithiase rénale. Toute cette période en somme n'offre qu'un intérêt purement historique sans aucun fait d’expérimentation et ne doit point nous arrêter plus longtemps.

Nombreux sont les auteurs qui se sont occupés de la question et qu'il convient de ranger dans la deuxième période. Nous nous contenterons d'exposer les idées de ceux qui ont fait faire un progrès à la question qui nous intéresse.

C'est ainsi que Blondlot, Claude Bernard, Richet, n'admettent pas que les alcalins puissent influencer les qualités digestives du suc gastrique ; leur action s'exercerait seulement sur la quantité sécrétée.

D’autres dominés par une idée clinique cherchent à démontrer les propriétés des alcalins par les effets qu'ils déterminent sur les symptômes fonctionnels des gastropathies, ;

Nous voyons par cette divergence d'opinion, combien les données du problème ont subi de transformations suivant le point de vue auquel on se place. Nous sommes portés à croire que ces deux méthodes clinique et expérimentation, toutes deux légitimes, doivent se compléter l’une l'autre pour donner des conclusions voisines de la vérité.

Trousseau (1), avant tout clinicien, prescrit les alcalins avant le repas et les acides après ; il s'appuie pour cela sur les modifications de certains symptômes fonctionnels aussi dit-il : « Le fait a un intérêt pratique ; 1! montre au médecin que nous connaissons en réalité le tout de rien, et que nous ne connaissons rien de rien. »

Cest ici qu'il convient de dire un mot de la cachexie alcaline. Trousseau prétend que le bicarbonate de soude a un inconvénient considérable ; pour lui un emploi immodéré de cet alcalin change la nature de toutes les humeurs des tissus. Cette prétendue alcalinisation générale amène une déchéance rapide du malade d'où le nom de cachexie alcaline qu'on lui à

(1) Trousseau. — Leçon de thérapeuthique. t. IV, p. 402.

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