‹ De la valeur thérapeutique du bicarbonate de soude dans l’hyperchlorhydrie protopathiqueChapitre 5 sur 30 · LATE · texte numérisé non relu

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donné. Ce reproche fait au bicarbonate de soude n’est cité ici que pour mémoire.

Blondlot (1) opérant sur des chiens, Frerichs (2) montrent que des doses modérées d’alcalins constituent des excitants fonctionnels des glandes de l'estomac.

Claude Bernard (3) faisant les mêmes expériences

arrive au même résultat : « En fait, on sait très bien que le suc gastrique s'écoule en plus grande abondance quand on introduit des alcalins dans l'estomac » et plus loin « ces propriétés chimiques demeurent invariablement les mêmes. »

. Richet (4), dans son travail sur le suc gastrique dit : € Quelques médecins ont cru que l'usage des alcalins augmente l'acidité de l'estomac en provoquant une sécrétion acide plus abondante : l'expérience prouve que cette hypothèse n’est pas exacte. A la vérité, le liquide alcalin est neutralisé et les liquides stomacaux tendent à prendre leur acidité normale, mais cette acidité consécutive n’est pas plus accusée que l'acidité antérieure, au contraire, elle est notablement. plus faible. »

D'après les auteurs que nous verons de citer la formation du suc gastrique serait évidemment activée, mais sa nature chimique ne serait nullement modifiée. En résumé, les auteurs dont nous venons d’exposer les idées à l'exception de Richet, attribuent pu-

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(1) Blondlot, — Traité analytique de la digestion, 1843. (2) Frerichs. — Antworter der Physiologie, 1846.

(3) Claude Bernard. — Leçon de physiologie opératoire. (4) Richet. — Thér. de Paris, 1878.

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des expériences faites sur des animaux et sur les observations de symptômes plus où moins vagues éprouvés par les malades.

La palpation et la percussion de l’estomac fournissaient déjà des renseignements d'autant plus utiles, que c’étaient alors les seules méthodes d'investigation. Un seul élément manquait pour arriver à une précision mathématique, il fallait surpendre l'estomac en plein travail et demander à la chimie biologique ce que la clinique n’avait pu donner. Ce progrès fut réalisé par l'appareil de Küsmaühl simplifié plus tard par Faucher, qui devient la sonde permettant d'analyser le liquide stomacal à toutes les phases de la période digestive et de faire reposer les résultats sur des chiffres précis. C’est ce qui caractérise cette troisième période dite contemporaine.

Leube (1), expérimentateur doublé d’un -clinicien, distingue les dyspepsies en hyperchlorydrique et hypochlorÿdrique. Il démontre en donnant aux uns des alcalins, aux autres des acides, que le bicarbonate de soude et les eaux minérales qui en contiennent, neutralisent l’hypéracidité de l'estomac, excite lépithélium à une sécrétion nouvelle et durable. Ces coniclusions sont le résultats d'expériences faites sur des chiens à fistule gastrique.

Jaworski (2) et Wadakaze en expérimentant avec l’eau de Carlsbad arrivent à des conclusions

(1) Leube. — Krankeiten des magens und Darms 1878. (2) Jaworski. — De l'effet des eaux de Carlsbad et des eaux chaudes. sur les fonctions de l'estomac et de l'intestin. Leipzig, 1885.

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analogues, c’est-à-dire que de petites doses de ces eaux excitent la sécrétion stomacale; qu’au contraire de hautes d£ses sont nuisibles aux fonctions de l’estomac.

Ewald (2) donnant aux malades des eaux de Car-— Isbad ne leur reconnaît aucune influence spéciale.

Rosenheim (3) s'occupe aussi beaucoup plus des. eaux alcalines que du bicarbonate de soude; toutefois, 1l distingue nettement l’action des alcalins purs de celle des eaux de Carlsbad, Vichy et autres; il se: sert des premiers pour calmer les douleurs gastriques et le pyrosis; quant aux eaux, elles n’ont point d'influence spéciale sur la sécrétion de la mu-— queuse stomacale.

Du Ménil (4) fait des expériences très importantes, car elles sont faites sur huit estomacs parfaitement sains et normaux. Ce sont huit jeunes filles atteintes d’affections vénériennes mais nullement dyspeptiques.

Les malades prennent le repas d'Ewald avec du bicarbonate de soude ou de l'eau de Carlsbad.

Les petites doses d’'alcalins augmentent la sécrétion gastrique; dans un cas, avec quatre grammes il augmente le taux de Hc£z de 0.10 °/,.

De fortes doses (cinq grammes) produisent une diminution d'Hcz. Dans deux cas, il a suffi de deux grammes pour amener cet abaissement.

è (1) Ewald. — Krankeiten der Magens 1888.

(2) Rosenheim. — Pathologie und Thérapie der krankeiten der Speisertoohre: und der Magens. — Viers und Lepzig 1891.

(3) Du Ménil. — Ucber der Einfluss von Sauren und alkalien auf di acciditat des magensaftes gesimder. Deutsche medicine Wochenschrift

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Comme conclusion thérapeutique, il donne le bicarbonate de soude aux hypopeptiques. Toutefois l'emploi de cet alcalin est inutile quand la source du suc gastrique est tarie; c'est alors une indication de l’'Hcz. |

Gilbert (1) fait paraître plusieurs travaux sur l’action du bicarbonate de soude et des eaux de Vichy.

La première série d'expériences qu'il publie, est faite sur un chien à fistule gastrique, auquel il fait absorber de l'eau de Vichy ou du bicarbonate avant, pendant, et une heure après l'injection de deux

cents grammes de viande. Il reproduit les mêmes

expériences avec de l’eau distillée. si

L'animal est toujours à jeun depuis la veille, au moment où l’on commence ces expériences. Il retire le repas une demie heure après l’injection, lorsqu'il a fait absorber de l’eau et une heure après l’administration de la viande; aussi ses recherches ne visent « que l’action du bicarbonate de soude sur le début de la digestion gastrique.» 4

Il résume ainsi Ses conclusions :: Re

« A haute dose, le bicarbonate de soude a une action telle sur le contenu stomacal qu'au bout d’une heure, celui-ci n'est pas beaucoup plus riche

en acide et en chlore organiquement combiné que le -

contenu stomacal normal après une demie heure.

. « À faible dose, le bicarbonate de soude à une action beaucoup'moins intense, mais orientée dans le même sens. Il entraine une .diminution de l’aci-

(1) Gilbert. — Société de biologie, 22 juillet 1893, page 109.

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