MARNE VUS
quide retiré vers la fin de la deuxième heure. Le sel alcalin est rapidement absorbé et il ne se trouve déjà plus en quantité suffisante dans le milieu stomacal au moment où, l’Hez y apparaît à l'état libre. C'est à ce moment précis que le bicarbonate doit arriver dans l'estomac pour y produire un effet réellement utile. » Ce moment est annoncé par la crise douloureuse.
Telle est l’action immédiate d’après Bouveret. Cet alcalin, lutte contre la constipation, neutralise l’HcL en excès et calme les douleurs gastriques.
L'action éloignée se fait sentir dans lé même sens, « Le bicarbonate agit sur les troubles même de Ja sécrétion dont il diminue l’activité, du moins quand nous avons à faire seulement à l'hyperchlorhydrie ».
Quant aux inconvénients, il n'en existe pas. Jamais il n'a observé un seul accident malgré des doses considérables et un usage très prolongé de bicarbonates de soude,
Hayem (1) consacre une partie de ses lecons de thérapeutique, 1893 (4 volumes) à essayer ce médicament. [l fait des recherches sur vingt malades et surtout sur des hyperchlorhydriques qu'il traite pendant deux mois. 11 donne ces conclusions :
1° Des doses faibles, prises une heure avant le repas augmentent la sécrétion chlorhydrique ;
2° Des doses fortes dans le cours de la digestion la dépriment.
SN RO RP RE ra Le (4) Hayem — Leçons de thérapeuthiques, 4 volumes, 4898.
El 2.0)
L'année suivante (1), (4894) dans son livre, agents physiques et naturels, il revient sur la question. En résumant son opinion sur les alcalins il trouve que le bicarbonate de soude à une action essentiellement motrice de la muqueuse stomacale.
L'ingestion du bicarbonate de soude à surtout pour résultat quand elle a lieu loin des repas d'abréger la digestion gastrique. Chez les malades qui ont été soumis à ce genre de traitement alors même qu'on emploie de’ hautes doses, les chiffres fournis. par l’analyse indiquent une excitation du processus. digestif : ce n’est là qu'une apparence à laquelle se sont laissés prendre les expérimentateurs, tels que Linossier, qui n’ont pas tenu compte des modifications évolutives, Cette prétendue excitation résulte de ce fait que le processus stomacal ayant marché plus rapidement, le maximum des actes chimiques est atteint plus tôt; en réalité, l'usage du bicarbonate de soude diminue toujours la chlorurie et tend
à produire une dépression du processus stomacal non pas au moment de la cure mais postérieure-
ment.
Lorsqu'on le fait prendre quelques heures après le repas, il sature le contenu stomacal, coupe eourt à Ja prolongation de la digestion et excite l'évacuation gastrique. » ;
Enfin dans le Bulletin de la Société médicale des
(1) Hayem. — Des agents physiques et naturels. Leçons de fhérapeutiques, 1894, p. 609
LE opel
hôpitaux 1895, (4) N° 11, il abandonne le bicarbonate de soude ; il lui préfère dans les cas d’ulcèré de l’estomac, le sous-nitrate de bismuth. :
« Depuis quelques temps, j'ai presque abandonné le bicarbonate de soude dans le traitement de la gastrite parenchymateuse il ne me parait pas améliorer l’état de l'estomac et certains malades reviennent de Vichy avec une gastrite plus prononcée qu'auparavant. »
Viennent enfin MM. Linossier et Lemoine (2) qui se sont beaucoup occupés de ceite question et qui à plusieurs reprises ont fait paraître des publications sur l'emploi du bicarbonate de soude. Le point de départ de leurs travaux est un jeune nerveux atteint de dyspepsie et vomissant à volonté. On comprend que dans ces conditions ils aient pu faire de nombreuses expériences d'autant plus précises qu'ils n'employaient point le tube de Faucher dont le passage amène toujours une excitation de la muqueuse et peut modifier d'une façon sensible les expériences comme lé démontrent MM. Mathieu et Hallot (3). On donne au malade le repas de Germain Sée composé de :
Eau nt EE UPS Viandes eee EpRe 80 »