Archives de la Guerre, vol. 2'»6, fol. l'iO
Le 22 avril 1670, Louvois écrivait à Macqueron : « Gomme Sa Majesté a bien voulu faire la grâce à M. le marquis de Montespan de le décharger des procédures qui ont été faites contre lui au Conseil souverain de Roussillon pour raison des désordres qui ont été commis par la compagnie qu'il commandait, Sa Majesté désire que ledit Conseil achève le procès de M. d'Espalion qui était chargé par les informations d'avoir contribué auxdits désordres et que, en cas qu'il ne se trouve point coupable, il soit renvoyé absous et mis en liberté *. »
Le texte même de ces lettres indique que l'initiative de cet acte fut prise par M. de Montespan : « Nous avons reçu l'humble supplication de notre amé Louis-Henry de Gondrin, marquis de Montespan, ci-devant capitaine d'une compagnie de chevau-légers pour notre service, contenant que par un esprit de jeunesse et par emportement il serait tombé dans divers excès et violences lorsque sadite compagnie était en Roussillon... et d'autant qu'il appréhende que l'on ne continue à lui faire