‹ De La Vallière à MontespanChapitre 40 sur 60 · DERNIÈRES ANNÉES DE M. DE MONTES PAN · texte numérisé non relu

DERNIÈRES ANNÉES DE M. DE MONTES PAN

boires, sonl sans doute également vraies. Si, à

ses domaines de famille, Montespan avait ajouté de belles terres, comme Épernon et Bellegarde, il est certain, d'autre part, que le jeu et les procès auxquels il sacrifia toujours n'enrichissent guère. Le document suivant, qui a l'avantage d'émaner de Montespan lui-même, présente peutètre le tableau le plus complet, quoique un peu flatté, de celte situation quelques années avanl sa mort.

« Sur la requête présentée au Roi, étanl en son Conseil, pour le sieur marquis de Montespan, exposant que pour réunir en sa personne et conserver après lui à son fds tous les biens du feu sieur duc de Bellegarde, et poursuivre la liquidation de ses droits contre le sieur duc de Foix et autres, il a été obligé de faire plusieurs emprunts considérables et de se charger des dettes de .sa famille, même de donner (\c> pensions viagères aux cadets de sa maison, mais le recouvrement de tous les droits par lesquels il espérait de satisfaire tous ses créanciers ayant été retardé au moyen de l'arrêt de surséance qui fut accordé au sieur duc de Foix pendant son voyage

de Savoie et par plusieurs incidents imprévus qui sont survenus dans ses autres affaires, les créanciers du suppliant l'ont poursuivi avec une extrême rigueur et fait saisir plus des deux tiers de son bien, ce qui, bien loin d'avancer leur payement, le retarde en mettant le suppliant dans l'impossibilité de poursuivre ses droits, et aucun des créanciers ne peut jamais courir aucun risque, le suppliant ayant au fond dix fois plus de bien que de dettes et n'ayant besoin que de deux ou trois années pour régler ses affaires et payer tous ses créanciers, il a recours à Sa Majesté et La supplie très humblement de bien vouloir accorder un arrêt pour deux ans, les saisies tenant seulement sur les fonds pour la sûreté des créanciers 1. »

La requête de M. de Montespan n'eut point, du moins immédiatement, le résultat espéré. Nous voyons, en effet, par un arrêt qui suivit, le 10 juin 1697, que « le Roi, étant en son Conseil, a ordonné et ordonne que ladite requête sera communiquée aux créanciers dudit sieur marquis de Montespan,

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