‹ De La Vallière à MontespanChapitre 42 sur 60 · DERNIÈRES ANNÉES DE M. 1>K MONTES PAN · texte numérisé non relu

DERNIÈRES ANNÉES DE M. 1>K MONTES PAN

bruyants; ses apaisements leur succédèrent ava une rapidité déconcertante. Il n'est pas sûr qu'au (dus fort de ses indignations un grain de vanité in' lui restât pas d'être Ja victime de Jupiter: mais c'est à peine si dans les dernières années de sa vie il cessa d'avoir des velléités de révolte contre sa destinée.

Telle fut, semble-t-il, la véritable physionomie de ce mari peu banal. Yis-à-vis de Louis XIV et de madame de Montespan, il représenta la morale outragée de la manière la plus incommode et sous les espèces les plus étranges qui se puissent imaginer. S'il porta parfois la peine des autres en même temps que la sienne, il faut bien reconnaître qu'il le fit de telle façon que ses contemporains purent se croire dispensés de le plaindre et que la postérité a les mêmes droits.

En retraçant la vie de M. de Montespan, nous avons été amenés à dépasser de beaucoup la période triomphante de la carrière de sa femme. G'esl qu'il nous a semblé nécessaire, pour mettn à même nos lecteurs de juger celle-ci en toute équité, de ne rien négliger de ce qui pouvait

nous éclairer sur le caractère de son mari. Dans quelle mesure ce caractère et l'ensemble des conjonctures où la jeune femme se trouva entraînée peuvent ou non servir de circonstances atténuantes à cette dernière : c'est une question de morale que nous nous abstiendrons de discuter. Peut-être, en poursuivant prochainement l'étude de son histoire, serons-nous amenés à préciser davantage la physionomie de la favorite qui, entre « les trois reines » dont le roi apparut entouré en 1669, fut assurément celle dont l'influence domina la période la plus éclatante du g1

règne de Louis XIV

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