‹ De la vanité des institutions fondées par le sophismeChapitre 2 sur 42 · M. Barbey crAurevilly · texte numérisé non relu

M. Barbey crAurevilly

AVANT-PROPOS DE L’ÉDITEUR

enfin désabusée et répudiant toutes les erreurs de son orgueil, s’empresserait de se réfugier loyalement, sincèrement sous le sceptre paternel de ses anciens rois, au sein de ses vieilles traditions ?

Si M. Revelière a eu le rare privilège d'acquérir do bonne heure une grande maturité de jugement, il avait aussi une fraîcheur et une fécondité d’imagination qui donnaient un charme et un attrait tout-puissants à sa conversation si fertile en souvenirs, en judicieuses et fines observations. Cette vigueur, cette lucidité d’esprit, ce 7nens sana in corjiore sano, il lui a été donné par une grâce particulière de les conserver intactes jusque dans un âge très avancé, jusqu^’au dernier jour de sa longue et féconde vie. Sa verte vieillesse savait encore allier une douce gaieté à une inépuisable indulgence, fruit de son ex()érience et de sa bonté. On se tromperait donc grandement si l’on croyait qu’il fut un misanthrope austère et chagrin, ce flagellateur implacable de l’endurcissement de ses contemporains. Non: cet esprit calme, ferme et libre, aux allures simples et convaincues, n’en était pas moins un cœur pétri de tolérance et d’aménité.

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