‹ De la vanité des institutions fondées par le sophismeChapitre 24 sur 42 · M. Royer-GollarcL · texte numérisé non relu

M. Royer-GollarcL

DE L’ENSEIGNEMENT. — DE L DNIVERSITE

philanthropes incendiaires, de patriotes exterminateurs et autres fléaux de Dieu. Les Atlilas de notre âge se composent d’une infinité d’insectes rongeurs qu’on appelle savants, avocats, philosophes, professeurs, industriels qui tous progressent vers la perfectibilité, c’està-dire vers la domination et la possession de ce qu’ils convoitent. Ils ressemblent à ces antiquaires touristes qu’on voit courir le monde pour dégrader les plus beaux monuments et en emporter quelques débris dont ils font liommage à la science; oui, ce sont bien là les sophistes qui décomposent toutes les vérités dont ils extraient des révolutions. Ils ont besoin d’uue longue persévérance et d’une certaine circonspection pour démolir l’œuvre du temps et dissimuler le larcin fait au sanctuaire même qui leur donna l’hospitalité.

Mais rUniversité a trouvé le secret de reproduire incessamment cette lignée malsaine; et pour être lente et souterraine, la coopération de tous ses adeptes n’en est pas moins efficace. Il suffit de les laisser faire pour apprendre à ce siècle outrecuidant qu’il n’est pas plus que scs devanciers le siècle de la perfectibilité, et qu’il se précipite comme eux dans l’abime des âges, avec ses mœurs dissolues, ses croyances équivoques, ses préjugés populaires, ses vues fausses et bornées et tout le cortège de vices et d’erreurs qu’il attribue à l’ignorance de ceux qui l’ont précédé.

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