‹ De la vanité des institutions fondées par le sophismeChapitre 26 sur 42 · DO · texte numérisé non relu

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à la criuliLéde ce Iralîc que se réduit en défiiiitivela pompe théâtrale vers laquelle ont gravité pendant neuf mois toutes les forces vitales de renseignement universitaire i.

Lorsqu’il existait en France plusieurs universités indépendantes, les exemples donnés par celle de Paris étaient beaucoup moins contagieux. Mais depuis qu’elle n’a plus que des succursales, cette même université est la source unique de l’enseignement, et toute la France, faite à son image, est attentive à ses oracles. Ses élèves sont déjà des notabilités, ses professeurs des célébrités de la presse, orateurs futurs de la tribune parlementaire, académiciens en expectative, ministres au petit pied. Pour se maintenir dans cette prédominance, il ne faut pas qu’un seul étudiant puisse décliner sa suzeraineté, et jouir d’aucun crédit dans le monde savant, s’il ne lui a pas prêté serment d’allégeanceo Elle les convie donc tous à venir des bouts de l’horizon admirer ses solennités, écouter ses oracles et se pénétrer de ses maximes. Ses néophytes ne retournent dans leurs provinces que lorsqu’ils ont fait une provision suffisante d’idées fausses payées trop souvent de leur santé et de leur fortune, mais qu’on leur a profondément inculquées sous la garde de l’orgueil philosophique, et qu’ils propagent avec une inébranlable fidélité. Ainsi donc, de ce foyer unique partent toutes les émanations qui vont enivrer les cerveaux de la bourgeoisie des petites villes et raviver le sentiment de son incommensurable supériorité. Sans son grand concours, peut-être finirait-on par la confondre avec des établissements plus oliscurs sur lesquels elle n’est pas accoutumée à l’emporter.

1. Voir an Moniteur les observations de rautenr. — Chambre des députés, séance du 27 mai 182G.

CORRUPTION SYSTÉMATIQUE DE L’ÉDUCATION

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