Globe du 22 septembre
DE L’ENSEIGNEMENT. — DE L’UNIVERSITÉ
gnaler l’éclectisme des nouvelles écoles comme une réaction contre le spiritualisme
Les observations discrètes des esprits d’élite sont d’une nature analogue aux aveux désintéressés de l’honnête homme condamnant les abus qui lui profitent. Il n’y a pas jusqu’aux médecins qui ne s’entendent pour attribuer à l’absence de l’enseignement religieux les mauvaises mœurs des collèges, et la plupart des vices ou des maladies contractés dans l’enfance^. Les journaux les plus dévoués aux doctrines du siècle, le Constitutionnel^ le National^ ^ le Jommal des Débats lui-même'’, tous ont protesté à leur tour contre la tyrannie du monopole et la corruption de l’enseignement.
Nous pourrions accumuler les citations, et invoquer la plume stridente de Lamennais contre le régime corrupteur « objet de la haine des pères, objet de la haine des fils, objet de la haine universelle, et vivant du mépris de tous®! >> Mais nous croyons toute remontrance stérile. Tant qu’elle existera, l’Université dénaturera toute tendance morale dans l’éducation. Condamnée à se dépraver en dépit d’elle-même, l’erreur a sa conscience ; elle croit s’élever à la hauteur d’une vérité en s’imposant. Cette tyrannie de l’orgueil humain reçoit une telle impulsion de l’esprit de corps qu’elle ne peut pas plus être contenue qu’éclairée. Il s’est rencontré un conseil départemental assez insensé pour proposer d’interdire tout enseignement au clergé; et ni le gouvernement n’y a trouvé matière de blâme, ni FUniversité