‹ De la vanité des institutions fondées par le sophismeChapitre 35 sur 42 · Malgré son falras obscur · texte numérisé non relu

Malgré son falras obscur

Souvent Brébeuf étincelle.

Un vers noble, quoique dur,

Peut s'offrir dans la Pucrlle,

Eq J i g V n. îr. m o x x \'i .

nONSIDÉKÉK COMME EXPRESSION RE LA SOCIÉTÉ R I R

[»lus spirituelles improvisations de la nature et du sentiment, plus que les vers si faciles et si étincelants de Voltaire et de Parny, plus que tous les trésors jetés à pleines mains pai‘ celte pléiade de poètes critiques ou badins, élégiacjues ou cham[)ètres ([ni ont fait les délices dn xvjii® siècle, et que ne feront point oublier ceux du xix°. Pour qu’il soit permis de gratifier d’une apothéose la muse un peu grotesque (iont on voudrait faire honneur à ce dernier, il faudrait qu’elle fut moins hère de ses larcins faits à tant d’illustres morts, et n’eût pas parmi les contemporains des rivaux qui l’éclipsent’.

Mais cette arène glissante de la poésie légère, sur la([uelle de vaillants lutteurs ont faitj)lus d’un faux pas, n’est pas la seule que le maître, dont nous taisons le nom, ail parcourue la tête haute. Les poèmes en prose ont remplacé dans notre littérature moderne le langage des dieux, trop solennel pour la familiarité de nos mœurs intimes; elle roman est devenu l’alimenl le plus sul)stantiel des intelligences oisives. Toutefois il ne consiste plus dans le tableau naïf des amours pastorales, ou les récils merveilleux des Mille et une nuits. Les hctions de la féerie ont disparu avec celles de la mythologie, et les romans de chevalerie, dernier reflet de la poésie épiijue, ont fait place à rélude du cœur humain, à l’analyse des émotions secrètes qui l’agitent, et des passions qui Tégarent ou l’ennoblissent.

Les romans de mœurs ont 'donc le privilège de captiver plus particulièrement de nos jours rattention des esprits cultivés. C’est l’Angleterre qui la première exploita avec succès celte mine féconde des mystères

1. MJVl. Barthélemy et Lamartine sont incontestablement (tes poêle pins réels.

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