PROCEDES DE DOSAGE
Envisageons différents procédés de dosage de la caséine, et voyons celui qui donnera les meilleurs résultats tout en restant d’une réalisation relativement facile.
1° Dosage direct, par différence, entre le poids de l'extrait sec et la somme des poids de la matière grasse, du lactose et des cendres.
Ce procédé ne donne pas le poids exact de caséine, mais le poids de toutes les matières azotées du lait et par conséquent, ne répond pas au but de nos recherches. G
2° Dosage direct, par précipitation de la caséine, et évaluation du poids de celle-ci ; soit par le procédé Parein et DEvai, soit par ce procédé modifié par PIETTRE.
Pare et Deva opèrent sur le résidu du dosage de la matière grasse par le procédé ApamM-Meïrière ; ils y précipitent la caséine par l'acide acétique dilué, et après addition d’alcool à 90°, et un repos de 12 heures, filtrent,et font subir au précipité diverses opérations, puis le pèsent.
PierrRE a modifié ce procédé, de manière à obtenir une précipitation plus rapide de la caséine, en débarrassant Île résidu de l’appareil Apam-MrrrrÈRE de son ammoniaque et en effectuant la précipitation à chaud (70°). Ce procédé permet en outre de doser le lactose dans le filtrat restant.
Ce procédé-ne donne pas de résultats assez précis, el comporte toutes les causes d’erreur d’un dosage pondéral.
3° Dosage indirect de la caséine, par différence entre les poids d’Azote total et d’Azote des matières albuminoïdes autres que la caséine.
Ce procédé n’est pas parfait, car il est très difficile de ne précipiter que la caséine seule, mais il a l'avantage de donner
apte
des résultats constants. C’est celui que nous avons adopté et dont nous donnons la description ci-dessous.
A) Dosage de l’Azote total. — L’Azote total est déterminé par le procédé Ks3eLDaur..
Dans un ballon de Ksezbaur, à 5 ou 10 centimètres cubes de lait, on ajoute de l’acide sulfurique concentré et pur en extès, de manière à détruire toutes les albumines, puis 1 gramme de mercure métallique, comme oxydant.
Ce mélange est chauffé jusqu’à décoloration. Celle-ci est due à la destruction des matières albuminoïdes, et à la transformation de leur Azote en sulfate d’Ammoniaque.
Lorsque la décoloration s’est produite, il ne reste plus dans le ballon que du sulfate d’Ammoniaque, et du sulfate de mercure:
Une fois refroidi, le résidu est distillé dans l'appareil de SCHLOESING ; pour cela, on le verse dans un ballon d’un litre à fond rond, rempli jusqu’au tiers d’eau distillée, on ajoute 1 gramme d’hypophosphite de soude pour aider la précipitation du mercure et quelques grains de pierre ponce pour régulariser l’ébullition. Juste avant d’aboucher le ballon à l’appareil, on y verse de la lessive de soude à 36 8 en excès, pour rendre le milieu alcalin. Immédiatement le mercure précipite et l’ammoniaque se dégage.
Le réchaud étant allumé sous le ballon, la distillation continue ; le gaz monte dans le serpentin, puis se trouve refroidi brusquement au niveau du réfrigérant. Il se condense alors, et tombe goutte à goutte dans un verre contenant une solution d'acide sulfurique rigoureusement titrée et colorée en rouge par la teinture de tournesol. La distillation est arrêtée quand le liquide qui tombe dans le verre ne colore plus en brun le réactif de Nessrer, c’est-à-dire lorsque tout l’ammoniac a été distillé. k
L’excès d'acide titré est dosé avec de l’eau de chaux titrée. Une simple règle de trois donne l’azote total.
Exemple pour un échantillon de lait normal du 26 novembre 1929 :
A 7 centimètres cubes de lait, ajoutons 20 centimètres cubes d'acide sulfurique concentré et pur, et 1 gramme de mercure, dans un ballon de Ky3ELbAuL.
Après dessicalion presque complète, versons le résidu dans le ballon de l’appareil de ScnLoœsiNG avec 100 centimètres cubes de leslive de soude, 1 gramme d’hypophosphite de soude et quelques grains de pierre ponce.
Recevons le liquide distillé dans 30 centimètres cubes d’acide sulfurique titré et coloré en rouge par de la teinture de tournesol (10 centimètres cubes de cet acide, correspondant à 13 milligr. 73 d’azote et à 23 centim. cubes 7 d’eau de chaux).
La distillation étant terminée, il nous a fallu verser 20 cent. ce. 2 d’eau de chaux dans le verre, pour ramener au bleu la teinture de tournesol. C’est donc qu'il y a eu de saturé, sur les 30 centimètres aubes d’acide sulfurique, 20 ce., plus une fraction de 10 ec.
Cette fraction est égale à :
(23 cé: W--120:cc 2} ou 3 cc 0x 13 mer: 43
= 2 mer. 02
23,7 Ce qui fait, pour les 7 centimètres cubes de lait : (2x 13,73) +2,02=29 mer. 48 ou, par litre de lait :
=4 gr. 21.
8) Dosage des matières albuminoïdes autres que la Caséine.
— Jei le point le plus délicat est la précipitation de la caséine. Il y a peu de substances qui ne précipitent que la caséine seule ; nous en avons expérimenté deux : l’Alun de potassium en solution saturée et l'acide acétique complété par le gaz carbonique. ÉATPON
a) Précipitation par l'alun de potassium. — L’alun de potassium en solution saturée possède la propriété de précipiter la
caséine.
Nous l'avons d’abord employé à la dose de 1/10 de la quantité de lait, mais la précipitation étant souvent incomplète, nous. avons du doubler la dose et opérer à une température variant entre 40 et 60°.
Les résultats se montrèrent assez réguliers pour les échantillons de laits normaux, mais ils furent des plus variables pour les laits pathologiques comme peut en témoigner le tableau
ci-dessous :
Pour 1 litre de lait : “
Provenance des °S ates laits
Alun:
par CO?
. par alun
caséine
(QE el
Différence entre {