Œuvres complètes^ p
de la vie, ce que Barlhez appelle le principe vital.
Aussi lorsque Barihez commença à professer sa doctrine du principe vital, Bordeu se récria-t-il. Il écrivait alors son dernier ouvrage, ses Recherches sur les maladies chroniques \ dont la sixième partie a pour litre : Analyse médicinale du sang. C'est là que, dans une page pleine de malice et d'esprit, il cherche à prouver, d'abord, que Barthez a pris ce nom de jjrincipe vital à Fizes, ensuite que ce mot n'est qu'une expression embarrassée, obscure, et, enfin, que le nouvel auteiu*, Barthez, n'a ramené le principe vital de Fizes que pour lui attril)uer le même rôle que lui, Bordeu, venait d'attribuer à la sensibilité.
Cette page est trop curieuse, et caractérise trop vivement Bordeu, pour que je n'en cite pas ici quelques phrases.
« Notre professeur Fizes, dit Bordeu, ne cessait « de nous parler du principe vital... Il nous perce mettait quelques demandes, et nous lui en faite sions pour nous instruire... Nous lui demandions « ptiurquoi ce principe créateur de toute action « dans le corps, et créateur d'une fièvre quelquefois
1 . Ouvrage qui iiarut en 1775. Bordeu mourut r.mni'e suivante (1776).