Œuvres complètes de Buffon , t. II, p
2, Traité des Sensations, préambule de l'Essai raisonné.
Condillac et tous les autres oublient ces paroles échappées au bon sens de Descaries.
« Ce n'est pas proprement, dit Descartes, en tant « que l'âme est dans les membres qui sen ent d'ora ganes aux sens extérieurs que l'âme sent, mais « en tant qu'elle est dans le cerveau, où elle exerce « cette faculté qu'on appelle le sens commun'. » — « L'âme, dit-il encore, ne peut souffrir immédiatea ment que par le cerveau '^. » — « Je remarque, « dit-il enfin, que l'esprit ne reçoit pas l'impression « de toutes les parties du corps, mais seulement du a cerveau '. »
Voilà, sur tout ce grand sujet, la véritable et fondamentale doctrine. Descartes l'avait indiquée, et Gall l'a définitivement établie dans la science. Le sens ne reçoit que V impression, et c'est dans le cerveau seul que se fait la perception; c'est dans le cerveau seul que siège la faculté supérieure, la faculté intellectuelle ; c'est dans le cerveau seul que l'esprit, que l'âme réside.
Prenant chaque sens en particulier, Gall les exclut tous, l'un après l'autre, de toute participation immédiate aux fonctions de l'intelligence. Loin de se