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Voyez les Comples-Rendun, t. XLIII, p

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« dence, et sans laisser de place à un doute raisonnable : « je les crois suffisantes pour démontrer que la dure-mère « est insensible '. «

A la suite de ses propres expériences, il cite celles de ses élèves, Zinn, Zimmermann, Lœber, Walstorf, etc., toutes conformes aux siennes; mais il' est obligé de citer aussi celles de Lecat, Whytt, Lnghi, Lorry, etc., qui toutes leur sont contraires.

Quoique Haller se vante du nombre de ses expériences sur la dure-mère , il est probable que j'en ai fait beaucoup plus que lui, non, à la vérité, pour la dure-mère elle-mérae, mais pour arriver, par la dure-mère, jusqu'au cerveau; et voici le résultat général de ce que j'ai vu.

Jamais, ni sur les oiseaux, ni sur les lapins pu les cochons d'Inde, je n'ai trouvé la dure-mère sensible. Sur les chiens, je l'ai trouvée tantôt sensible , et tantôt insensible ; et je ne suis pas le seul physiologiste à qui cela soit arrivé. « J'ai « souvent vu, dit M. Magendie, la dure-mère d'une sensi- « bilité très-vive, particulièrement au voisinage des si- « nus *. »

Ainsi, la dure-mère, à la dilTcience des tendons, est quelquefois sensible, du moins dani certains animaux, même à l'état normal.

A l'état d'irritation ou d'inllammatiun, elle l'est toujours, comme les expériences suivantes vont le faire voir.

1. Mem. tur tes parties sensib. el irrilcib. du corps animal, 1. 1, p. 156.

2. Yoyez sou édition du Truite des membruiies de Bicli.il, p. 153. l'ii des élèves d'IIallei' avait été téuioiu d'au l'ait semblable. « On a cité avec em- « phase, s'écrie Ilaller, la conversion d'un de mes élèves...; c'est M. Ram- 0 speck... 11 croit avoir vu elTccti veinent un chien marquer du sentiment, Il quand ou lui attaquait la dure-mère !... » ( Mem. sur les part, sensib. et ir)it((b. du corps animal, t. IV, ji. Oo.)

JiOTES. 93

J'avouerai d'abord que je n'ai pas réussi tout de suite à provoquer un certain état d'inflammation dans la dure-mère. De simples excitations mécaniques, des piqûres, des déchirures, des incisions, etc., n'y suffisaient pas. Entin , j'ai imaginé de recourir à l'emploi d'une poudre épispastique '; et bientôt l'inflammation a paru, et, avec l'inflammation , une sensibilité constante et très-vive.

Après avoir fait trépaner plusieurs chiens, j'ai fait appliquer immédiatement sur la dure-mère une couche de pommade épispastique.

Au bout de 20 ou 2i heures , la dure-mère a paru rouge, épaissie, enflammée : on l'a très-légèrement piquée, ou plutôt à peine touchée, et l'animal s'est agité; on Ta piquée plus rudement, et l'animal a poussé des cris très-vifs.

Sur quelques-uns de ces animaux , la dure-mère a été ouverte et le cerveau mis à nu : on a piqué la dure-mère enflammée et l'animal s'est violemment agité; on a piqué le cerveau et l'animal est resté immobile : contraste curieux et profondément instructif! D'une part, la sensibilité trèsvive de la dure-mère aux moindres excitations, et, de l'autre, l'impassibilité absolue du cerveau, même sous les excitations les plus fortes, tant qu'on ne dépassait pas certaines limites, bien entendu: limites que j'ai, le premier, marquées à l'impassibilité de cet organe *.

Sur un de ces chiens en particulier, à côté de la première couronne de trépan, qui m'olïrait la dure-mère enflammée,

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