Pace
RUFFON. -23
Biiffon vient de nous peindre, à grands Iraiis, les deux parties de l'économie animale, « dont la pre- « mière agit perpétuellement, sans interruption, et « la seconde n'agit que par intervalles. »
« L'animal a deux manières d'être, dit Buflon, « l'état de mouvement et l'état de repos, la veille et « le sommeil, qui se succèdent alternativement pen- « dant toute la vie : dans le premier état, tous les « ressorts de la machine animale sont en action ; « dans le second, il n'y en a qu'une partie, et cette « partie, qui est en action pendant le sommeil, est « aussi en action pendant la veille : cette partie est «donc d'une nécessité absolue, puisque l'animal « ne peut exister d'aucune façon sans elle; cette « partie est indépendante de l'autre puisqu'elle agit « seule; l'autre, au contraire, dépend de celle-ci, « puisqu'elle ne peut seule exercer son action. « L'une est la partie fondamentale de l'économie « animale, puisqu'elle agit continuellement et sans « interruption ; l'autre est une partie moins essen- « tielle, puisqu'elle n'a d'exercice que par intervalles « et d'une manière alternative '. »
Voilà le fond du tableau tracé : que va faire Bichat? Il va démêler, saisir, sur Ce fond, chaque point principal, chaque ligne saillante ; il va déve-