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« les deux côtés du cei^veau? Nous voyons de travers, « si la nature n'a mis de l'accord entre les deux « yeux. Nous percevons et nous jugeons de même « si les hémisphères sont naturellement discor- « dants : l'esprit le plus juste, le jugement le plus «sain supposent en eux (dans les hémisphères) a l'harmonie la plus complète '... »
On sent, dans tout ce qu'écrit Bichat, un génie heureux, qui se laisse aisément emporter à ses inspirations soudaines, et que l'âge et la médita- tion profonde n'ont point encore averti des véritables difficultés.
Mais, ce qu'il y a ici de curieux, c'est que Bichat qui, malgré une certaine tendance à se payer, quand il le voulait bien, de raisons subtiles pour prouver une thèse donnée, avait certainement l'esprit très-juste, aussi juste qu'ingénieux, avait aussi, à ce que j'ai souvent entendu raconter à feu M. Béclard, dans ses belles leçons d'anatomie, les deux côtés du crâne, et par suite les deux hémisphères du cerveau, d'une inégalité frappante. Son crâne protestait contre sa doctrine.
Je reviens à mon analyse.
Vhannofiie d'action étant le caractère des fonctions de la vie animale, le caractère des fonctions