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BUllDEL. 51»
Sans doute, et la chose est inconlestalDle ; mais que faut-il en conclure ? qu'il y a deux espèces de contractililé, comme le dit Bicliat ? assurément, non. 11 n'y a pas plus deux contractilités qu'il n'y a deux sensibilités. La circonstance d'être, ou non, soumise à la volonté n'est qu'une circonstance éloignée, externe ', qui ne touche en rien à la nature, à l'essence de la conlruclilité. C'est toujours la même cojitractilité, la même propriété musculaire, la même force du muscle : seulement le muscle a, dans un cas, avec le cerveau, siège de la volonté, des rapports, des connexions nerveuses, qu'il n'a pas dans l'autre -,
Bichat se faisait si peu une idée juste de la contractililé, qu'il la suppose répandue partout ; et cela au moment même où , par le plus heureux de ses travaux, Haller venait de la localiser exclusivement et définitivement dans le muscle.
Mais ce n'est pas tout : après avoir divisé la con-
1. « L'estomac, les intestius prennent souvent une susceptibilité « pour la contraction, telle que le moindre contact les fait sou- « lever et y détermine de violents mouvements; or, ces mouve- <f ments conservent toujours alors leur type et leur caractère « primitifs; jamais le cerceau n'eu règle les secousses irrûsu- « lières..., » p. 121.
i. Voyez, touchant cette grande question des rapports des mouvements avec la volonté, mon livre déjà cité : Redierdies expérimentales sur les propriétés et les fonctions du système nereeux.
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IniciUilr en deux espèces^ la contractililc animale el la coniraclililc orf/anirjur, Bichat reprend celleci, la coniractilité orçinniqiie, et la subdivise en deux rarié/cs, la coniraclilité organique sensible et la con- Iraclililé oi'ganiquc insensible.
c( La contractilité organique sensible répond à « peu près, dil-il, à ce qu'on nomme irritabilité, et « la contractilité organique insensible, à ce qu'on « appelle ionicilc '. »
Rien de cela n'est exact. La coniractilité animale n'est que la contractilité organique; l'une et l'autre ne sont que \ irritabilité ; et, quant à la tonicité, c'est une tout autre force ^
On no peut s'empècber de voir que Bicbat n'a plus ici son allure libre et facile; lui-même le sent bien vite, et, pour se tirer d'affaire, il renvoie aux médecins de Montpellier.
« Je renvoie, dit-il, à ce qu'ont écrit les médecins « de Montpellier '. »
C'était se mal adresser. Sur toutes ces diflicultésci, les médecins de Montpellier sont très-confus et fort peu d'accord.
1. lieclierrhi'.i jiln/sio/ogitfue.i sur la vie et la mort, p. 116.
2. J'expliquerai ce qu'il faut entendre par l'orce de tonicitc dans un autre chapitre, à propos de IJarthcz.