Œuvres de Descartes, t. III, p
i< cachées dans les corps, et être causes inconnues a d'effets manifestes, telles que seraient les causes « de la pesanteur, des attractions magnétiques et a électriques,... si nous supposions que ces forces a OU actions procédassent de qualités qui nous c( fussent inconnues, et qui ne pussent jamais être « découvertes. Ces sortes de qualités arréteni; les a progrès de la philosophie naturelle,, et c'est pour « cela qu'elles ont été rejetées dans ces derniers « temps. Nous dire que chaque espèce de chose a est douée d'une qualité occulte spécifique par « laquelle elle agit et produit des effets sensibles, « c'est ne nous rien dire du tout. Mais déduire « des phénomènes de la nature deux ou trois prin- « cipes généraux de mouvement, et nous expliquer (( ensuite comment les actions de toutes les choses c( corporelles découlent de ces principes manifestes, « c'est faire un progrès très- considérable dans la « philosophie*. » — « Toute la difficulté de la phi- « losophie, dit ailleurs Newton, paraît consister à « trouver, par les phénomènes que nous connais- « sons, les forces qu'emploie la nature ^. »