Ibid,, p
218 BAHTUEZ.
falluit-il^ relalivemenl à ce principe, partir d'un point fixe et rigoureusement posé * ; car enfin Barthez a beau dire, on ne saurait raisonner sur un être comme sur une force, et, encore ici^, M. Cuvier a complètement raison.
« Son principe vital, dit-il (le principe vital de « Barthez), qui n'est ni matériel, ni mécanique, ni « intelligent, est précisément ce qu'il fallait expli- « quer. Dire que le phénomène de la contraction « musculaire est un e£fet du principe vital, que la a sensibilité est un autre produit de ce même prin- « cipe,... c'est énumérer des phénomènes, mais ce «n'est pas les expliquer. »... « Barlhez, continue c< M. Cuvier, attribue au principe vital ces phéno- « mènes, et il croit avoir répandu sur eux une
1. « Il ne m'importe, dit-il, qu'on attribue ou qu'on refuse « une existence particulière et propre à cet être que j'appelle « principe vital... » (p. 107). On ne conçoit pas bien comment cela ne lui importe pas. Pour lui, il parle toujours du principe vital comme d'un véritable être. « Il me parait essentiel de « reconnaître un principe vital qui produit dans les organes... » (p. 108). « Il me parait impossible d'expliquer les forces surpre- « uantes que le principe vital exerce... » (p. 121). « Un travail « extraordinaire du principe vital a lieu... » (p. 189). « Le « principe de la vie entretient et fixe les degrés de la chaleur « animale... » (p. 255). Enfin, il va jusqu'à lui attribuer de^ affections : « Le principe de la vie goûte avec une certaine dou- « ceur... » (t. II, p. 335).