‹ De la vie et de l'intteligenceChapitre 46 sur 163 · Haller (Mém. ci-dessus cités, 1. 1, p · texte numérisé non relu

Haller (Mém. ci-dessus cités, 1. 1, p

(( aussi grand nombre de blessures de cette espèce (il s'agit « de tendons et de membres arrachés ) rassemblées dans a ce mémoire; mais ce qui, à mon gré, est bien plus étonn nant , c'est qu'en général elles sont moins suivies d'acci- « dents qve la simple piqûre du tendon^ qui est souvent « mortelle. Voilà huit personnes blessées de cette façon , " a guéries assez promptement, et il n'y en a qu'une qui ait a éprouvé quelques accidents. Il y eut des douleurs épou- « vantables les premiers jours, etc. * »

Jean-Louis Petit, cet observateur si judicieux, et si clairvoyant, a inséré, dans les volumes de notre Académie, deux observations, l'une sur un cas de rupture complète du tendon d* Achille^ et l'autre sur un cas de rupture incomplète de ce même tendon.

A propos de la première, Jean-Louis Petit dit : « Je finis « cette observation en faisant remarquer que le malade n'a a senti aucune douleur en se cassant les tendons, ni dans la V suite pendant tout son traitement * ; » et, à propos de la seconde , il dit : « De cela seul que le tendon d'Achille est

« rompu entièrement, il n'arrive aucun accident; et

« de cela seul que ce tendon n'est rompu ou cassé qu'en « partie, il doit nécessairement survenir de fâcheux symp- « tomes; c'est ce que j'ai presque toujours remarqué dans (( la rupture ou coupure incomplète des tendons des autres « parties : la douleur, l'inflammation, la fièvre, le délire et « la gangrène qui y surviennent quelquefois, rendraient^ « cette maladie presque toujours mortelle sans le secours de « l'art ». »

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