Voyez mon volume cité ci-dessus
i. Mednliâ spinali irritatâ, omnes artus convelluntur qui infrà eamsedem nervos accipiunt; neqne contra artus qui auprà sedem irritationis ponnntnr ( Elemenla physiologiœy t. IV, p. 325. Lausanne, 1766 ).
3. « L'influence nerveuse ne se propage que de la partie supérieure à l'ia- « férienr«, eijamaû en nent inverse. » {Anatomie générale^ t. IIL p. 277, ire édition).
Lorsque j'irritais à une égale distance des deux renflements, les contractions se manifestaient également aux jambes et aux ailes.
Lorsque, au contraire, j'irritais en deçà ou au-delà de ce point mitoyen, les convulsions prédominaient, ou même, si l'irritation était légère, se bornaient aussitôt aux jambes ou aux ailes, selon que le point irrité était plus voisin des unes ou des autres. *
Je prie qu'on veuille bien analyser cette expérience.
1** Lorsque j'irrite le point mitoyen entre les deux renflements, l'irritation va également à l'un et à l'autre, à Vantérieur comme au postérieur. Elle remonte et descend donc avec une facilité toute pareille.
2o Lorsque j'irrite plus près du renflement antérieur, l'irritation se fait plus sentir à ce renflement ; lorsque j'irrite plus près du renflement postérieur, elle se fait plus sentir au renflement postérieur,
La perméabilité de la moelle épinière est donc complète : elle est perméable en tous sens, ai! cours ascendant comme au cours descendant : diW cours rétrograde comme au cours progressif de l'irritation. Entre ces deux cours nulle différence.
Mais poursuivons. Notre expérience, prouve bien plus encore.
Très-faible, l'irritation s'arrête au renflement postérieur (si c'est celui-là que j'excite) ; plus forte, elle s'étend jusqu'à X antérieur (bien que ce ne soit toujours que le pos-
1 . Voyez mon livre intitulé Recl^rche» expérimentales sur les 'propriétés et les fonctions du système nerveux. Paris, 1824, p. 112 et 113.
térieur que j'excite ) ; plus forte encore, elle ébranlerait tout l'être.
C'est donc bien d'elle-même et d'elle seule, c'est de son propre et unique fonds, que la moelle épinière tire sa force de dispersion de l'irritation.