DE LA SCIENCE, DE L'AKT
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Isolés de ramoar, Vmrt^ 1a «dettee et llndwitrle peiiMeat la soelété «ax Abtmes.
Nous avons déjà démontré, en parlant de la science f quelles étaient les fatales conséquences de Tindustrie, issue de réconomie politique moderne, et n'ayant d'autre base que la soif des richesses et le culte de la matière. It était superflu de nous y arrêter davantage, car ce fait se dresse aujourd'hui devant tous les yeux avec une telle évidence, que la société tout entière n'est occupée qu'à conjurer Timminente catastrophe dont nous menace cet épouvantable matériâlisme industriel qui, après avoir promis à tous d'inépuisables trésors de jouissances, n'a abouti qu'à ce paupérisme flagrant et universel, cancer qui ronge l'âme des peuples bien plus encore que leur chair.
Sans doute la force, en recourant à ses ressources extré-* mes, peut arrêter un instant, de sa digue de fer, ce torrent qui va montant, montant toujours. Mais si haute et si puissante que soit cette digue, à sa première éruption la lave dn volcan peut l'engloutir. La force, d'ailleurs, a ses destinées changeantes comme la fortune, ses surprises de Timprévu, s^s hasards, ses défaillances et ses retours. Elle peut faire rempart une heure, mais elle n'est ni un principe, ni une vertu qui pénètre le cœur de l'homme pour régénérer les sociétés : ce peut être la condition indispensable du présent, ce n'est point la sécurité de l'avenir.
À la société, qui croule sous le matérialisme de cette éco-
noflotqae perverse qui ne cesse de crier à rhomme : « Soh ri(Ae, c'est là tout ; y> à cette dissolution universelle qui tue les âmes dans l'égoïsme etTorgueil, en attendant qu'elle brise les derniers liens sociaux, à cet abîme béant sous nos pas, qu'oppose-t-on ? Ce qu'on oppose î ab ! le délire a ses bornes, mais celui-là n'en a point! ce qu'on oppose, c'est le principe païen, le matérialisme athée.
Des hommes sont venus qui ont fait contre cette société le serment d'Annibal, et juré de l'anéantir sans qu'il en reste un vestige. Vous les appelez novateurs : mais rien n'est moins novateur que cfes ministres aveugles de l'inexorable fatalité qu'ils accomplissent. Ce sont vos disciples, les fils de vos entraiHes, qui vous suivent pas à pas comme leurs aines et leurs maîtres. Vous avez fait de la terre, de la jouissance matérielle et de l'or l'unique but de la vie ; ils veulent la terre, la jouissance matérielle et l'or pour tous. Qu'avez-vous à leur dire? Vous avez posé le principe : ils sont la logique inflexible qui en déduit les conséquences jusqu'au bout: vous les persécutez , mais dites-nous donc pourquoi? ouvrez plutôt les yeux, si ce n'est à la lumière divine, au moins aux dures leçons de l'expérience ; replacez sur le Christ, sa pierre angulaire, la cité qui flotte à tous les vents du monde ; terrestres exilés , reprenez le chemin de la céleste patrie; revenez à l'amour, à l'abnégation, et vous flétrirez alors par vos actes, bien mieux que par de vaines paroles^ ces contempteurs insensés de Dieu : ils ne voient que la terre, apprenez-leur à contempler le ciel ; mais si vous n'opposez à l'égoïsme qui souifre que l'égoïsme qui jouit , comment oserez-vous demander à Dieu de se faire lui-même le complice et l'instrument de vos convoitises 7
Quand l'art, la science et l'mdustrie posent le problème
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social au p&int de vue 4e la maUère, le bonheur tepresira qu'ils poursuivent leur échappe eon^e yna ombi^* Lti^ qu'au contraire, placés au poiut de vue de Tespr iti «t partaot de Dieu, ils oe chercbeut qu'à eu manifester l'action vivante dans la société tout entière, cette société trouva par aurerott* avec toutes les félicités de l'âwe, toutes les joiea de ]a terre qu'elle n'avait pas cherchées» Lii est la loi do la vie ; Ik est tout le secret et le dernier mot de$ destinées hunaiaines.Xa raison en est simple. JLa cause de tous les maux do Thumaoîlé et de la dissolution sociale git dans l'antagonisme des ittdi»f vidus et des intérêts persom^s. Que« placé au point do vue deTégoïsT^e et des jouissances terrestres, chaque homme se fasse centre, aussitôt tous les individus sont en guerre, tous les intérêts en lutte, se combattant l'un l'autre jusqu'à e» qu'ils aient dissous la société tout entière. Que, placé au aon-* traire au point de vue de Dieu, dans la pratt^iue de l'amour et du sacrifice, chacun se fasse rayon de tous, responéabb, solidaire et réversible en tous» aussitôt tous les individus s'harmonisent, tous les intérêts se conciliant, jusqu'à s'ideiii* tifler dans Tunité sociale , indestructible comme l'amour. Cette unité, en voici la raison.
L'homme est seul en rapport avec Dieu. Quel est le but de cet être exceptionnel, au sein de la création? Les ftita le démontrent* Évidemment Dieu, en réalisant ce monde, n'a pas manifesté à l'homme primitif toutes ses idées et toutea les applications des éléments et des forces, qui restent h^ tentes dans la nature, pour y apparaître et s'y révéler au fur et à mesure des besoins et des développements successif de l'humanité. Être infini, il s'est, pour ainsi dir^, posé à lui-même une borne, afin de faire place à cet être nouveau, qu'il appelle des portes du néant, pour coopérer librement
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k^Qn ouvre. Il » dH ^ rboaiaifi ; Me voici présast devant toi ddRs toute» le^ forgea vivantes, de la nattire, je les mets Ji tQB affv4f^t en si'y w^ttaot i»Qi<méine, Si je ne t'avais pas doii»é une oeuvre à acoompUr, tu w serais pa3 ua être at^if, ç'eat*à'âire aii^ant, intelligent et libre» tu n'existerais, et ne saurais e^i^ter à aucun titre. Partout j'ai répandu avec là vifr le oiystèr^, aQn qu0» travailleur infatigable, tu déchires, progressivement le voile pi couvre mon action^ et que tu deviennes ainsi rnouaide dans r^âuvre créatrîoe, Tu saisie ras les éléments que j'ai placés sous ta main, comme m^ tant de foroes soumises à ta volonté, tu les poseras sdus raclion incessante de la vie dont je suis le principe, tu produiras il ton gré des phénomènes , et des combinaisons nouvelles. Pour toi» la lumière , prenant le rôle de peintre, viendra» docile, dessiner elle-même sur le métal, le verre ou le papier, tous les objets que tu iMi ordonneras de repré* senter» L'électricité» faisant huit fois le tour du globe par «eeande» portera tes ordres d'un pOle à Tautre plus pr^^mp^r tement que la par^li», et permettra k d^ux hommes placés aux deui^ antipodes de s'entretenir comme s'ils étaient fsee ^ face. Une goutte d'eaui en se dilatant en vapeur, transportera, dans sa force irrésistible, des charges colossales d'hommes et de marchandises sur les routes de far et sur le$ fleuves ; ds^ns les usines, les fabriques, sous mille et mille formes diverses, ouvrier géant et infatigable, elle fonction- Aera pour tous les besoins et toutes les jouissances de Thumanité. Un peu de gaZi plus léger que Tair, te transportera au-dessus des nues^ tandis que d'autres gaz édairarout tes puits d'une éblouissante clarté. Tu commanderas à la foudre .elle-mâme, et elle viendra soumise s'éteindre, en tremblant, il tes pieds, Ce ne sera là que. le début des merveilles que tu