CONTRE DE RÉCENTES CRITIQUES
Extrait du journal l' UNION du 17 avril 1 852 -
Nous lisons dans l ’ Univers une lettre d’un grand intérêt : c’est la défense de M. de Bonald , notre illustre philosophe , par M. V. de Bonald , son (ils , contre quelques attaques du R. P. Ventura.
Tout n’est pas également rigoureux dans cette apologie, surtout dans ce qui se rapporte à la méthode philosophique de Descartes , mais tout mérite un grand respect ; et nous , qui tenons aux renommées que la science et la religion ont consacrées, nous avons une raison particulière d’honorer celle
d'un homme qui a donné en France le signal d’une réaction éclatante contre le matérialisme- M. de Bonald n’a point fait école dans le sens mesquin du mot , mais il est resté le maître de quiconque a fait effort , dans ce siècle , pour arracher la philosophie aux routines sceptiques du siècle antérieur. A ce titre , le P. Ventura lui a rendu plus d’une fois hommage ; et ce sont des malentendus (l)sans doute qui ont donné lieu à la controverse élevée entre le savant Théatin et le fils de l’illustre ami de M. de Maistre.
Qu’il nous soit donc permis de nous associer aux témoignages dont l 'Univers fait précéder la lettre de M. de Bonald.
LAUBENTIE.
On lit dans l'Univers :
Le R.- P. Ventura a jugé convenable d’attaquer dans ses conférences l’auteur de la Législation primitive , et de lui attribuer des doctrines fausses et dangereuses. Le fils de M. de Bonald a adressé au célèbre Théatin , pour venger la mémoire de son père , une réponse qu’il nous prie de publier. Nous ne pouvons pas refuser. Nous nous souvenons de ce que les catholiques de France doivent 5 cet homme éminent , l’une de leurs gloires ; nous savons tout ce que nous-mêmes nous tenons de lui : défendre son honneur est , pour nous aussi , un devoir de piété filiale.