‹ De la voie préauriculaire dans les interventions sur le conduit auditif et le rocher: Procédé GangolpheChapitre 11 sur 25 · CHAPITRE DEUXIÈME · texte numérisé non relu

CHAPITRE DEUXIÈME

INTERVENTION POUR LA RECHERCHE ET L'EXTRACTION DES BALLES DE REVOLVER LOGÉES DANS LES CAVITÉS DE L'OREILLE.

Des blessures de l'oreille par armes à feu.

Les blessures de l'oreille par armes à feu sont assez fréquentes ; elles résultent d'accidents, blessures de guerre, pénétration de projectiles dans les cavités de l'oreille et surtout, c’est le cas le plus ordinaire, de tentatives de suicide.

Avec le professeur Delorme (1), on peut diviser ces blessures en trois classes : 1° blessures de loreille externe ; 2° blessures de l'oreille moyenne et interne; 3 blessures atteignant l’'endocrâne et allant se perdre dans l’encéphale. |

Blessures de l'oreille externe. — Le conduit auditif externe cartilagineux et osseux est traversé par des

(4) Delorme. Traité de chirurgie de guerre, t. 11, p. 635.

balles qui, dans un trajet antéro-postérieur direct ou oblique lèsent simultanément l’apophyse mastoïde et les os de la face. Dans ce cas, la lésion est circonscrite à l’oreille externe ou étendue à l'oreille moyenne et à l'oreille interne.

Les lésions du conduit auditifcartilagineux etosseux sont parfois suivies de suppurations, de rétrécissements ou d’oblitération du conduit auditif externe.

Larrey, Chenu, Otis, Delorme ont cité des exemples de ces oblitérations.

Blessures de l'oreille moyenne et interne. — Les lésions directes sont produites par des balles qui atteignent l'oreille, de dehors en dedans, fracturent le rocher, s'y arrêtent ou poursuivent leur trajet dans la cavité crânienne ; plus souvent, par des projectiles qui suivent un trajet oblique intéressant l’apophyse mastoïde et les os dela face.

Destruction du tympan, dissociation et fragmentation des osselets, fractures simples ou comminutives du rocher sans blessures concomitantes ou avec ouverture des troncs vasculaires environnants sont les désordres qu’on observe dans ce cas.

M. Albert Demons (1), qui a publiéen 1880 un travail assez considérable sur les blessures profondes de l’oreille par armes à feu, insiste sur les lésions de la carotide interne dans le canal du rocher. « Les blessures profondes de l'oreille, dit-il, peuvent être com-

(1) Albert Demons : Gazette hebdomadaire des Sciences médical s de Bordeaux, 1880, 1738-91, IT.

Page 1