‹ De la Voie Rectale et de son Utilisation en ThérapeutiqueChapitre 14 sur 25 · LES · texte numérisé non relu

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liquides qui y ont été directement introduits. « Si « l’on fait dans le rectum, disent Kuss et Duval, une « injection de substances grasses, en particulier de « graisses émulsionnées, les lyÿmphatiques qui vien- « nent du gros intestin offrent le même caractère le « même aspect de chylifères que ceux de l'intestin « grêle. Ici les villosités manquent, mais elles sont « remplacées par les plis nombreux de la muqueuse « rectale. »

Pour ce quiest de l'absorption dans l'intestin grêle, il paraît constant que la clef de tous les phénomènes doit être cherchée dans le rôle de l’épithélium cylindrique qui recouvre les villosités. Pour le rectum de même que pour l'intestin grêle, la muqueuse doit avoir une importance primordiale et l’absorption doit se faire grâce à elle, pour ensuite parvenir dans la grande circulation par le moyen des lymphatiques et des ramifications d’origine de la veine porte.

M. Amagat dans sa thèse sur l'absorption des médicaments considère comme surabondamment démontré le fait que le rectum absorbe au moins aussi promptement que la cavité gastro-intestinale. Nous pouvons ajouter après lui que cette absorption est même plus rapide que celle de la cavité gastro-intestinale. 2

Pour le D: Morel (de Lyon) non seulement le rectum laisserait passer les liquides mais aussi très facilement les gaz. Dans un travail qui date de 1886,ila préconisé, s'inspirant de la méthode du professeur Bergeon de Lyon, un nouveau traitement des affec-

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tions des voies respiratoires par les injections rectales gazeuses. Nous reviendrons d’ailleurs sur ce travail. Nous pourrons conclure en disant que d’après les expérimentations les plus récentes, la voie rectale est la voie de choix quand on veut obtenir une rapidé absorption des médicaments.

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