‹ De L’Acide Oléique Et de ses composésChapitre 4 sur 11 · PRÉPARATION · texte numérisé non relu

PRÉPARATION

1o PROCÉDÉ INDUSTRIEL. — Dans les fabriques de bougies stéariques, on obtient l’acide oléique par les différentes méthodes de saponitication (c’est-à-dire de décomposition des corps gras neutres en acides gras et en glycérine) appliquées à l’industrie. Deux sont surtout employées : la saponification sulfurique et la saponification calcaire. Les acides gras qui résultent de cette décomposition sont lavés à chaud, et se prennent en masse par le refroidissement; cette masse comprimée laisse écouler un liquide riche en acide oléique, mais contenant encore des proportions considérables d’acide stéarique. Après un séjour prolongé

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dans un local frais, dans une cave par exemple, il laisse déposer peu à peu sa quantité d’acides solides qu’il tient en dissolution et que l’on sépare en filtrant. C’est un acide impur qui contient encore en peu d'acide solide etune plus ou moins grande proportion d’acideoxyoléique, provenant de l’oxydation de l’acide oléique au contact de l'air.

2° Procéné ne M. Gorruies. — Purification de l'acide oléique brut. —Pour purifier l’acide oléique du commerce, on le fait d’abord bouillir avec une lessive de potasse caustique (contenant 1/4 de son poids d'hydrate de potasse solide), de manière à saponifier toute l’oléine; on sépare ensuite l’acide oléique par l'acide chlorhydrique, on lâve bien à l’eau et on l’expose à la température de 4° ou même de 0°; les acides gras solides cristallisent alors en plus grande partie, et l’on en sépare l’acide liquide au moyen de la presse à une basse température. On ajoute ensuite de l'alcool de 0,84 à l’acide huileux : on refroidit de nouveau la solution alcoolique et l’on décante la partie restée liquide. Finalement, on chasse l'alcool de cette dernière en la distillant dans une cornue ; après l’éloignement de l’alcool, lacide oléique vient alors nager à la surface de la liqueur aqueuse. Cet acide n’est pas chimiquement pur, il est jaune et contient des produits d’oxydation.

3° PROCÉDÉ DE M. VARRENTRAPP. — Suivant M. Varrentrapp, l'huile grasse d'amandes douces convient le mieux à la préparation de Pacide oléique pur. On saponifie cette huile avec de la potasse ou de la soude, et l’on sépare par un acide minéral le mélange d’acide oléique et margarique : celui-ci est ensuite mis en digestion avec la moitié de son poids de massicot en poudre fine (protoxyde de plomb) pendant quelques heures, il se produit ainsi un mélange d’oléate et de margarate de plomb. On ajoute à ce mélange deux fois son volume d’éther et on l’abandonne avec ce liquide pendant 24 heures; de cette manière, l’oléate de plomb se dissout, tandis que le margarate reste à l’état insoluble. On décompose la solution éthérée par de l'acide chlorhydrique étendu qui met en liberté l’acide oléique, lequel se dissout dans l’éther et vient se rendre à la surface du mélange. Après avoir chassé l’éther par l'évaporation, on saponifie l’acide par un alcali, et l’on purifie le savon en le dissolvant dans l’eau, séparant par le sel marin et dissol-

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