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loin, peut être appliquée à lindustrie. L’acide élaïdique subit aussi cette transformation.
ACTION DES ALCALIS. -— Quand on traite l’acide oléique par la chaux, dans une cornue, on recueille un produit distillé qui est liquide, même dès le commencement de l’opération. Cette matière, appelée oléone, qui n’est pas acide, non saponifiable, obtenue par M. Bussy, est considérée comme l’acétone correspondant à l'acide oléique.
Jusqu’à présent, il n’a pu être obtenu à l’état pur. Vohl nomme oléone une matière grasse destinée à l'éclairage, préparée en précipitant les eaux de savon par du chlorure de calcium et en distillant le sel de chaux à acide gras avec de la chaux.
En soumettant l’acide oléique à la distillation sèche, en présence de la chaux sodée, l’acide oléique, renfermant le carbone et l'hydrogène dans un haut état de condensation, l’oxygène tend à se séparer, et se sépare en effet sous forme d’acide carbonique, et on obtient une série de carbures volatils tels que l’éthyléne, le propyléne, le de l’amyléne, le caproëne, l’œnantyléne, etc.
OLÉATES
L’acide oléique est monobasique; les oléates neutres ont pour formule générale MO.C*HŸ0*. Les oléates acides par MO.(C*H#0*)°
Les oléates neutres, à base d’alcali, sont solubles à froid dans l’eau, l'alcool absolu et l’éther. Les oléates des sont liquides et insolubles. Ce caractère, de se dissoudre dans l'alcool et l’éther, les distinguent des margarates et des stéarates qui sont insolubles dans ces liquides,
L’acide oléique s’oxydant facilement au contact de l'air, il faut, pour obtenir les oléates à l’état de pureté, avoir recours à la méthode suivanie :
On introduit dans un flacon un mélange intime d’oléate de baryte et du sulfate de la base que l’on veut faire entrer en combinaison avec l'acide oléique. Après avoir recouvert ce mélange d’alcool à 83°, on ferme le flacon et on le maintient pendant quelque temps à une douce chaleur, Il se produit du sulfate de baryte insoluble, et l’oléate formé
reste dissous dans l’alcool. La liqueur, évaporée dans un atmosphère de gaz hydrogène, laisse pour résidu une oléate pur.
OLÉATE NEUTRE DE POTASsE, — Ce sel est blanc, friable, déliquescent à l’air, soluble dans Palcool et dans # parties d’eau.
La dissolution aqueuse d’oléate de potasse se trouble quand on l’étend d’eau, et dépose un bisel gélatineux.
On le prépare généralement en chauffant un mélange formé de parties égales de potasse et d’acide oléique avec une petite quantité d’eau. Le sel ainsi produit est purifié par des dissoliutions successives dans Palcool.
OLÉATE NEUTRE DE SOUDE. — L’oléate de soude cristallise facilement dans l’alcool. Il n’est pas déliquescent et se dissout sans altération dans 10 et \2 parties d’eau, On l'obtient comme l’oléate de potasse.
OLÉATE NEUTRE D'AMMONIAQUE. — Ce sel est gélatineux, soluble dans l’eau. On le produit en faisant digérer à froid l’acide oléique avec une dissolution aqueuse d’ammoniaque.
OLÉATE NEUTRE DE BARYTE. — Ce sel est cristallin et infusible à 100° lorsqu'il est pur. S’étant altéré, il fond au-dessous de 400°.
Les oléates de chaux et de strontiane présentent beaucoup d’analogie avec l’oléate de baryte.
OLÉATE NEUTRE DE MAGNÉSIE. — Ce sel est grenu, mou et diaphane.
OLÉATE NEUTRE DE CHRÔME. — Ce sel est amorphe et de couleur violette, il devient tout-à-fait dur par son exposition à l’air sec.
OLÉATE NEUTRE DE ZINC. — Se présente sous fcrme d’une poudre blanche.
OLÉATE NEUTRE DE COBALT. — Ce sel est pulvérulent et d’un vert bleuâtre.
OLÉATE NEUTRE DE NICKEL. — L’oléate de nickel est d’un vert pomme.
OLÈATE NEUTRE LE PLOMB. — Ce sel est blanc, pulvérulent, très léger, soluble dans l’éther, l'huile de naphte et l’essence de térébenthine. Il fond à 80°. On le prépare en introduisant successivement dans un ballon, de l'alcool et de l'acide oléique ; lorsque cet acide est dissous, on additionne la liqueur d’un excès de carbonate de soude sec, en ayant soin de chauffer doucement le ballon, afin de produire des vapeurs
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d'alcool, qui chassent l’air et empêchent ainsi l’oléate de soude formé, de s’altérer. Dès que la dissolution présente une réaction alcaline, on la filtre, on l’étend d’une petite quantité d’eau, et on l’abandonne à ellemême après avoir bouché le ballon. En y versant, quand elle est refroidie, une dissolution neutre d’acétate de plomb, on obtient un précipité d’oléate de plomb pur. On le lave rapidement à l’eau froide, s’altère à l’air et devient gluant.
OLÉATE DE CUIVRE — Précipité vert extrêmement fusible, entièrement liquide à 100°.
OLÉATES DE MERCURE.— Sel mercurique ; flocons blancs devenant gris par la dessication ; peu solubles dans l'alcool froid, plus solubles dans l'alcool et l’éther chauds.
Sel mercureux. — Flocons gris devenant bleuâtres par dessication, insoluble dans l'alcool froid, soluble dans l’alcool chaud et dans léther.
OLÉATES A RADICAUX ALGOOLIQUES. — Ether oléique, CH%O'. — Il est incolore soluble dans l’alcool et décomposable par distillation. L’azotate de protoxyde de mercure le transforme dans l’espace de vingtquatre heures en éther élaïdique. Pour lobtenir, on dissout l'acide oléique dans trois fois son volume d'alcool, puis on fait passer rapidement un courant de gaz acide chlorhydrique dans la dissolution. L'éthérification s'opère en quelques minutes et l’éther produit se sépare de la liqueur.
OLÉATES GLYCÉRIQUES OÙ OLEINES. — L’acide oléique forme avec la elycérine trois combinaisons neutres : la monoléine, la dioléine et la trioléine qui est l’oléine naturelle. Je ne retracerai pas ce travail dû à M. Berthelot, et qui est tout entier dans sa chimie organique. La formule de la trioléine est :
CLAHIUO — 3C36H3101 + CSH$O$ — H20°
M. Berthelot en fit la synthèse en passant par deux phases successives. On commence par chauffer la glycérine à 200° avec son poids d’acide oléique. Après réaction, on décante la couche de matière grasse ; On la mélange avec quinze on vingt fois son poids d’acide oléique et on chauffe de nouveau le tout à 240° pendant quatre heures. On
extrait la matière neutre par la chaux et l’éther ; on traite la dissolution éthérée par le noir animal, on la concentre et on la mêle avec huit ou dix fois son volume d’alrool ordinaire : la trioléine se précipite. On la recueille sur un filtre et on la dessèche dans le vide. Elle est neutre, demeure liquide à 10° et même au dessous. :