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ge Maison est une anomalie qui consiste dans la | projeeion en arrière de V'arcade dentaire. À Here Fantérérsion, elle is se complète ou pars Eee % Au maxillaire inférieur, la rio comme l'anté-
a + Ê AAA es rare et reconnait comme elle la même cause : A # ‘atrésie du maxillaire,
Le plus souvent elle porte sur les incisives latérales,
Z ÿ | qui grâce à la persistance de la canine temporaire, se : portent en arrière faute de place, C’est à cette disposi-
ni BE qu'a été donné le nom de double rangée de dents. ee Le trailement consiste dans des extractions sagement sel combinées suivant les cas.
#4 Dans l'immense majorité des cas, la rétroversion se 1 5 constate au maxillaire supérieur et c'est là surtout que he Gin traitement a de l'importance,
La pathogénie de La rétrosersion consiste dans les cau- Dar. ses suivantes :
5% ee © 4° Le menton dit de galoche qui consiste dans une ano- malie congénitale de la région mentonniére entraînant en avant l'arçade dentaire inférieure ;
er En
90 Anomalie congénitale de l’os incisif qui est en retrait attirant ainsi en arrière les dents qui y sont fixées.
Ces deux causes ont trait à la rétroversion complète.
La rétroversion partielle reconnaît les mêmes causes que l’antéversion partielle.
Pour ces anomalies (antéversion et rétroversion partielles) il s’agit toujours : 1° ou d’hétérotopie du follicule dentaire ou 2° des troubles d’éruption.
La rétroversion peut se diviser ainsi :
4 incisives, 2 canines Hémirélroversion ou Rélroversion complète 4 rétroversion dela moitié de l’arcade supérieure.
1 incisive L 2 incisives centrales Rétroversion partielle DATA Re tte | | À ou 2 canines.
Tels sont les divers degrés de cette anomalie.
Le traitement de ces anomalies doit répondre à deux indications fondamentales : 1° exercer une pression postéro-antérieure sur les dents deviées pour les pousser en avant; 2° supprimer temporairement l'obstacle que créent les dents du maxillaire inférieur par le fait: de leur situation en avant des incisives supérieures.
Pour réaliser ces conditions nous employons pour la réduction de ces anomalies deux appareils se rapportant au type à pression : pression intermittente, plan incliné ; pression constante, appareil à double bandeau.
Plan inciiné. — Cet appareil, dont beaucoup de praticiens revendiquent l'invention,appartient en réalité a un
praticien de Rouen, Catalan, qui, le promier, le décrivit en 1820 (1).
Il consiste dans une masse de caoutchouc vulcanisé, creusée de cavités moulées exactement sur les incisives et canines du maxillaire inférieur.
À la partie supérieure se trouve le plan incliné ; d’où le nom de cet appareil. Ce plan est oblique de haut en bas et d’arrière en avant, il est doublé d’une mince plaque d’or ou de platine. La hauteur de ce plan est telle qu'il se trouve en rapport avec la dent en rétroversion. La force agissante est représentée par l’action des muscles masticateurs qui, en fermant la bouche, exercent une pression sur les dents déviées. Sous l'influence de cette pression et de la présence du plan incliné, les dents glissent d’arrière en avant; on obtient ainsi le résultat désiré.
Ce qu'il y a de. remarquable c’est la rapidité avec laquelle le résultat est obtenu. Ainsi dans l'observation I nous voyons que la dent est redressée au bout de deux jours ; dans les cas de rétroversion complète nous voyons que le résultat a élé obtenu au bout de 11 jours. (Voir observation 6). | | |
C’est d’ailleurs dans ces conditions de rapidité qué les résultats doivent être obtenus.
Un des inconvénients de cet appareil est de ne pouvoir être porté longtemps.
1. Mémoire. Rapport et observation sur l'appareil propre à corriger la difformité vulgairement nornmée ménton de galoche. Paris, 1826.
En effet l'expérience établit cette règle absolue quoiqueétrange au premier abord : Toutes les fois qu'une dent ne se trouve plus en contact avec sa correspondante dans l'occlusion de la bouche elle S’allonge.
Aussi le port prolongé du plan incliné aurait-il pour résultat d’allonger réciproquement les grosses molaires et de déterminer l'inconvénient suivant : l'impossibilité pour le malade par la suite de fermer la bouche complètement.
Cet appareil n’agit qu'avec le concours de la volonté du sujet,
Il faut que ce dernier ferme la bouche, c’est-à-dire morde sur son appareil.
La nuit on a recours au simple baïllon ou mentonnière; sinon l’appareil ne donne que des résultats nuls ou insignifiants.
Certains enfants indociles, malgré la surveillance dont ils sont l’objet, se refusent à utiliser l’appareil.
Parfois la pression intermittente exercée sur la dent : Jéviée détermine quelques légères douleurs, raison pour laquelle les enfants pusillanimes refusent de mordre sur leur appareil.
Tels sont les arguments qu'invoquent les adversaires de cet appareil. Loin de vouloir les nier, nous devons déclarer que l'expérience nous a prouvé que, non-seulement à nous-mêmes, mais à M. Magitot qui souvent a eu l’occasion de l’employer depuis de longues années, dans la pratique, ces inconvénients ne se présentent qu'à titre exceplionnel.
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Les meilleures preuves, nous croyons devoir les tirer des observations que nous avons mentionnées à la fin de ce travail.
Remarque. — Nous ferons remarquer en passant, que, dans la crainte d'augmenter l'impression de cette thèse, nous n'avons pas mentionné toutes les observations mises à notre disposition.
Aussi dans les cas de rétroversion non compliqués d’autres anomalies, conseillons-nous toujours l'essai de cet appareil chez les enfants (1).
Il est simple, facile à poser pour le malade, et les résultats qu’il donne étant presque immédiats, il est toujours possible, en cas d’insuccès, de recourir au second appareil à pression constante.
Le plan incliné peut se faire en or ou en platine. A vue il est plus gracieux de forme, mais le métal au contact des dents et de la muqueuse, détermine souvent une action irritative. Aussi préférons-nous le plan incliné fait en caoutchouc vulcanisé.
Appareil à pression constante postéro-antérie ure
Cet appareil, en principe, est identiquement le même que celui décrit à propos de l’antéversion. C’est un appareil à double bandeau, mais les chevilles se fixent non plus au bord antérieur, mais au bord postérieur.
1. Chez les adultes, c’est-à-dire après l’âge de 12 ans, cet appareil ne donne plus de résultats. M. Magittot en a tenté l’expérience sur des jeunes fiiles de 18 ans. Les résultats en ont été désastreux.
Ilest survenu dans les rapports généraux des dents des troubles tels, que la difformité a été augmentée.
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La configuration en double bandeau rend cet appareil pour ainsi dire universel et permet de l'appliquer aussi bien aux antéversions dentaires qu'aux rétroversions, lui permet de multiplier les forces mises en jeu, enfin d'exercer simultanément dans les cas complexes où les dents en antéversion et en rétroversion se combinent, des actions opposées. Par exemple, on fixe une cheville dans le bord antérieur pour une canine en antéversion, une autre cheville dans le bandeau postérieur pour une incisive en rétroversion.
Pour réaliser la deuxième indication fondamentale indiquée plus haut, les parties postéro-latérales de l’appareil consistent en uné sorte de capuchon de caoutchouc vulcanisé recouvrant les molares. Ce capuchon s’interpose entre les arcades dentaires et neulralise ainsi l’influence des dents inférieures qui ne peuvent plus faire obstacle aux dents correspondantes du maxillaire supérieur. |
De plus, ce capuchon a l'avantage d'éviter le bandeau antérieur quand la rétroversion est simple, car il suffit pour maintenir l'appareil et assurer sa fixité.
Nous avons dit plus haut que cet appareil à double bandeau était d’une application universelle et pouvait s'appliquer aussi bien à l’antéversion qu'à la rétroversion, voire imême aux cas où ces deux anomalies se compliquent.
Il existe encore une autre combinaison d'appareil qui donne parfois chez les enfants les meilleurs résultats. Je veux parler de à combinaison de cet appareil avec lé plan incliné, R
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La conclusion logique à laquelle nous sommes amenés est donc celle-ci. L'appareil à double bandeau, plus ou moins modifié suivant les cas d'application, permet la réduction des anomalies par antéversion et par rétrover- Don NS
Grandhomme, chirurgien dentiste, dans son ouvrage paru en 1845 (1), signale un appareil nouveau. $-
La pièce principale est une sorte d’ enveloppe lamel- | laire d’hippopotame qui s'adapte à la mâchoire, l’em- | brassant dans son entier, afin d'assurer un point d'appui ‘550 d'une fixité à toute épreuve. | La force agissante est représentée par des bandelettes “. de caoutchouc tendues fortement, que l'on fait glisser à frottement contre la dent et l’éminence de l'appareil,
Cette appareil à pression constante n'a plus qu’une ne valeur historique. di = Goldenstein, dans un travail présenté à l’Académie (2), À
décrit un appareil mixte à la fois à pression et à traction.
M. le D' Gaillard, dans sa thèse inaugurale, après avoir
consacré plusieurs chapitres importants à l'étude générale des anomalies dentaires, décrit longuement un ap-
pareil sous le titre de « Notre appareil (3). Cest, dit-il, un appareil dont l D aier est générale. Nous acceptons cette conélusion, mais nous ferons remarquer que cet appareil n’est autre que l’appareil à double bandeau décrit auparavant par M. Magitot 1. Réflexions sur les moyens employés pour ler edressement Las dents. Description d'un procédé nouveau, 1845. . Traité sur les déviations des dents el leur redressement.
3. Thèse Paris, 1879. Des anomalies dentaires el de leur tiat- Leinent r alionnel.
ERNOSEE
dans son Trailé des anomalies dentaires, et dont nous n'avons, en somme, dans cette thèse, que répété la description (voir pages 15-16-17),
Les modifications de détail qu'a subies l’appareil sont les suivantes :
1° Appareil en métal (or ou platine), au lieu d’être en caoutchouc (1).
9 Bandelettes de caoutchouc comme force agissante pour remplacer la vis à pression.
D'ailleurs, dans l'ouvrage publié par Schange, 1842 (2), nous retrouvons aux fig. 11 et surtout à la fig. 4, le dessin d’un appareil identique à celui représenté dans la thèse de Gaillard.
Remarquons à ce propos que Grandhomme, en 1845, avait déjà appliqué ce moyen et que les mconvénients attribués aux vis à pression sont souvent théoriques et très exagérés. |
L'application de ces vis est des plus simples ; il n’en est pas de même du caoutchouc.
Enfin, dans les anomalies par rétroversion, cet appareil agit comme appareil à traction, il a donc les inconvénients de ce type d'appareils.
Mais où 1l nous est impossible d'accepter l'opinion de M. Gaillard, c’est lorsqu'il prétend pouvoir, à l'aide de l'application directe de son appareil, guérir toutes les anomalies.
1. Il est plus léger et plus gracieux de forme et de volume. Mais il peut irriter les dents ou la gencive, et les modifications qu'il doit subir pendant le cours du redressement sont plus compli-
quées.