‹ De L’Antisepsie Appliquée au traitement des affections parasitaires de la bouche et des dentsChapitre 39 sur 60 · DANS · texte numérisé non relu

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on aura donné une forme appropriée au genre d’obturation qu'on se propose d’exécuter, il faut procéder à un dernier lavage avec un antiseptique puissant (sublimé ou acide thymique) qu'on laissera quelques minutes en contact. C’est

qu'en effet si loin qu’ait été poussée la résection des couches

de dentine, il est absolument certain qu'il reste dans un certain nombre de canaux des colonies microbiennes qui s’approchent plus où moins de la pulpe et qui restent inaccessi-

bles aux procédés purement mécaniques de nettoyage. Il faut done, avant d’obturer, tâcher d’en détruire le plus grand nom-

bre possible ; les solutions alcooliques en raison de leur pénétration plus grande doivent à ce point de vue être préférées au solutions aqueuses, elles facilitent en outre la dessiccation qu’on fera suivre immédiatement de l’obturation définitive. . Si l’obturation est bien faite, si les bords de la substance obturatrice s’ajustent rigoureusement aux bords de l'émail qui entoure la cavité, une dent ainsi traitée aura une durée indéfinie et rendra les mêmes services que si elle n'avait jamais été malade.

2° Variété. Carie profonde (pénétrant jusqu’au voisinage de la pulpe).

La question du traitement à suivre devient ici autrement délicate : 1l devrait en somme être subordonné à l’état de la pulpe, mais comment nous renseigner sur cet état? Nous avons dit plus haut que la pénétration des parasites infectieux dans la chambre pulpaire est précoce, mais étant donnée une carie profonde qui n’est plus séparée de la pulpe que par une couche d'ivoire plus ou moins mince, il nous est impossible de savoir si la pulpe est infectée ouencore saine. Les réac-

“tions de la pulpe sont en effetextrémement variables ; certaines

pulpes succombent et se mortifient sans, pour ainsi dire; avoir

- donné lieu à aucun phénomène subjectif (c’est ce qui’ arrive

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