INDICATIONS ET CONTRE-INDICATIONS DU COIFFAGE
1) Pulpe dénudée accidentellement en réséquant la dentine ;
sa teinte est d’un rose normal, la dentine qui la recouvrait
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paraissait saine. Ici tout le monde à peu près est d’ accord pour conserver la pulpe ; les procédés seuls diffèrent.
Après avoir fait le nettoyage antiseptique de la cavité aussi bbinplet que possible, on applique la substance de coiffage et Von obture immédiatement.
2) La pulpe vient d'être mise à nu par l'enlèvement volontaire où involontaire de la mince couche de dentine altérée qui la retouvrait encore.
Cette pulpe est presque certainement infectée ; aussi bon nombre d'opérateurs n’hésitent-ils pas à appliquer immédiatement l’arsenic. Tel n’est pas notre avis ; ilest absolument indiqué de tenter la conservation. |
Il faut se comporter vis-à-vis de la pulpe comme vis-à-vis d’une plaie infectée, c’est-à-dire la recouvrir d’un pansement antiseptique; un simple lavage immédiatement suivi du
coïffage et de lobturation serait tout à fait insuffisant bien que cela réussisse quelquefois ; mais le plus souvent après un temps variable, quelquefois assez court, des accidents infectieux éclatent dans la pulpe avec toutes leurs conséquences.
Il faut done consacrer plusieurs séances au traitement : renouveler le pansement une ou deux fois à quelques jours d'intervalle ét après le coiffage faire une obturation non définitive, mais provisoire à la gutta-percha, de façon à pouvoir à la moindre menace remédier aux accidents.
3) Dénudation spontanée de la pulpe sans suppurationavec douleurs spontanées plus ou moins sourdes (symptômes de pulpite subaiguë).
Ici les conservateurs deviennent plus clairsemés. Witzel. lui-même, le défenseur allemand du coiffage, dit que les pulpes douloureuses spontanément ne doivent pas être coiffées, qu’on peut letenter néanmoins mais avec peu dechances de réussite (il est vrai que sa proscription s'étend surtout aux cas de puülpite
“aiguë provoquant l’insomnie).
Nous pensons que la conduite doit étre la même que dans le cas précédent ; les symptômes subjectifs éprouvés par le malade ne prouvent pas que la sine soit plus profondément infectée que dans les cas où elle n’a jamais souffert, et les mémes tentatives s imposent pour la sauver. ” dat
4) Pulpe découverte et en suppuration (pulpite chronique). La thérapeutique générale reste la même, mais les chances deconservation deviennent bien minimes; si la suppuration est limitée à une petite surface de la pulpe la guérison peut encore être obtenue, mais le plus souvent l'infection est profonde, elle a déjà envahi le prolongement radiculaire de la pulpe et pénétré de là dans les canalicules qui s’y abouchent : il est facile de comprendre que l’antisepsie s’exerçant à la surface dela pulpe reste absolument impuissante dans ces cas.
La destruction de la pulpe s'impose donc le plus souvent comme le moyen le plus efficace d’enlever à l’infection le substratum même de son développement, et comme la seule façon possible de faire l’antisepsie de la cavité pulpaire et de ses prolongements avec quelques chances de succès.
5) Pulpite aiguë. La dévitalisation est la seule ressource.
D'une part, lesujet souffre trop pour consentir à se soumettre à un traitement un peu prolongé et ne réclame le plus souventque l’extraction comme le seulmoyen de mettre un terme à ses souffrances ;il ne consent à garder sa dent que sur la promesse d’un DU RON rapide et sans retour que la dévitalisation seule peut lui donner: D'autre part, la pulpite aiguë compromet irrémédiablement la vitalité de la pulpe : après une crise semblable, il n’est pas rare de constater sa mortification soit partielle, soit totale.
6) Tumeurs de la pulpe. Doivent être détruites. On excise au bistouri la partie proéminente et l’on dévitalise le reste par le cautère ou l’arsenic.
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