SOS
agglutinés en forme de pâtes, pâtes iodoformées, mélanges d'oxyde de zine avec l'acide phénique, la créosote, l'essence de girofle, etc. |
Pour notre part, nous préférons de beaucoup les pansements
secs qui donnent en chirurgie de si brillants résultats ; une pulpe à nu ne diffère en rien d’une plaie quelconque. Les poudres d’iodoforme, de salol, d’aristol, portées sur une boulette d’ouate antiseptique sèche constituent le meilleur mode de pansement. L'emploi de l’ouate sèche permettra en outre de se rendre exactement compte de la nature de la sécrétion pulpaire, de son abondance, ete., points de la plus haute impor- tance comme nous le verrons tout à l'heure. Ces pansements seront protégés d’une facon absolue contre l'accès de la salive par l’obturation ordinaire à la gutta-percha.
Le premier pansement provisoire sera enlevé au bout de deux ou trois jours ; le petit tampon d’ouate nous renseignera sur l’état de sécheresse ou d'humidité de la pulpe, sur la nature de l’écoulement séreux, séro-purulent ou purulent, sur sa quantité. | | ;
Pour qu’on puisse considérer une pulpe comme saine ou ramenée à l’état sain, il faut :
1° Que son écoulement soit tari ;
2° Qu'elle ne soit pas douloureuse spontanément ;
3° Que sa réaction au chaud et au froid soit très atténuée ;
4° Que sa coloration soit normale ou voisine de la normale (les teintes violacée, grise indiquent un état pathologique) ;
5° Qu'elle ne saigne pas trop facilement.
Si ces conditions sont réalisées dès le premier pansement, on peut faire le coiffage et l'obturation provisoire. Sinon il faut le renouveler avec les mêmes soins que la première fois après avoir fait le nettoyage antiseptique de toute la cavité ; suivant l'état de la pulpe, le laisser de 2 à 3 ou 4 jours.
Ces tentatives de conservation ne doivent pas dépasser certaines limites ; une pulpe qui résiste à 3ou 4 pansements soigneusement faits ne peut être considérée comme guérissable, elle est trop profondément envahie par les germes infectieux pour que les antiseptiques puissent les atteindre ; vouloir s’acharner à la sauver quand même serait plus nuisible qu’utile, la temporisation n'aurait d’autre résultat que de permettre à l'infection de s'étendre davantage.
L’hésitation n’est plus permise, il faut appliquer l’arsenic.
En résumé, quand la pulpe est peu altérée, un pansement, deux au plus, doivent pouvoir permettre le coïffage. Si elle est trop profondément atteinte et résiste à 3 ou 4 pansements, il faut serésigner à la détruire.
Le coiffage a pour but de fournir àla pulpe une enveloppe protectrice qui la préserve de toute irritation et de toute infection. I lui permet de vivre et de remplir ses fonctions physiologiques qui sont : la nutrition de la dent et la production lente et continue de dentine.
Pour qu’un coiïffage remplisse les conditions requises, il faut donc: , |
1° Que la pulpe soit saine ou ramenée à l’état sain (c’est affaire au traitement préliminaire) ;
2° Que la substance mise en contact avec la pulpe ne soit pas irritante ; |
3° Quelle protège la pulpe contre la pression de la matière obturatrice ;
4 Qu'elle soit mauvaise conductrice de la chaleur ;
5° Qu'elle soit aseptique ou antiseptique.
On ajoutait autrefois qu’elle devait avoir un effet excitant sur la pulpe de façon à provoquer la formation de dentine secondaire au point dénudé, nous pensons que cette excitation ne doit pas étre recherchée, elle pourrait être plus nuisible qu'utile.