‹ De L’Antisepsie Appliquée au traitement des affections parasitaires de la bouche et des dentsChapitre 51 sur 60 · IR · texte numérisé non relu

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D'autre part, même si nous étions assurés de lintégrité de l’alvéole, nous ne pouvons jamais avoir la certitude de faire une obturation parfaite de l'extrémité des canaux, dans les dents à plusieurs racines; nous ne pouvons agir qu'à l’aveugle, au hasard.

Tout au plus, la chose est-elle réalisable pour les incisives et les canines où le canal unique et élargi nous permet de voir clair et d'agir presque à coup sûr. C’est ce qui explique les succès que l’on obtient, lorsqu'on s’entoure de soins suffisants, dans la pose des dents à pivot sur les racines de ces dents antérieures : l’antisepsie et la désinfection des canaux sont ici relativement faciles, et l’obturation peut se faire dans les meilleures conditions de précision. Malgré cela, il n’est pas rare au bout d’un temps plus ou moins long de voir apparaitre de là périostite.

Mais en dehors de ce cas particulier, nous repoussons formellement l’obturation dite complète, des canaux.

Il n’y a qu’un mode de traitement logique, c’est l'abandon dans leur intérieur d’une substance antiseptique aussi diffusible et à action aussi durable que possible pour les raisons que nous avons indiquées plus haut. |

Du reste, d’après Galippe, la nature se charge souvent de l’obturation des canaux radiculaires, il se fait au sommet de la racine des productions cémentaires qui pénètrent dans le canal, le tapissent en quelque sorte, et quelquefois même le remplissent complètement.

Peu importe d’ailleurs, ce qu’il s’agit d'obtenir avant tout, c’est un état d’antisepsie ou d’asepsie du canal tel que les accidents infectieux deviennent impossibles.

Le procédé le plus simple et le plus efficace est encore la vieille méthode de la mèche de coton imbibée d’un liquide antiseptique et laissée à demeure (acide phénique, créosote, iodoforme, essences).

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