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A. La perte de l'intégrité des muqueuses, par traumatisme,
par le froid, les troubles vaso-moteurs.
Certaines angines spécifiques, l’angine scarlatineuse, par exemple, ouvrent la porte aux streptocoques et donnent lieu aux infections secondaires si fréquentes de la scarlatine(22 fois sur 92 cas, Marie Raskina). ; 4
La diphtérie, la rougeole, la fièvre typhoïde, etc. favorisent.
les infections secondaires à streptocoques et à pneumocoques.
B. Il faut, en outre, le consentement de l'organisme Lu lité, amoindrissement de la résistance ROTRRIE quelle qu’en soit la cause). | RME |
C. Enfin, la qualité des microbes joue un rôle important. Les microbes, en effet, n'ont pas toujours la même virulence. Chez les pneumoniques, la salive, virulente tant que dure la maladie, cesse de l’être après la crise et récupère son activité quinze jours plus tard (le microbe a sans doute subi des modifications sous l'influence de Paction de la haute température prolongée et des poisons produits par lui-même au cours de la maladie). < :
Mais plus tard, la salive présente dans son activité des oscillations en rapport avec la fréquence plus ou moins grande
des pneumonies au moment de l'observation; il existe donc
des influences saisonnières capables de modifier la virulence des micro-organismes ; ainsi s’explique la prédominance des pneumonies à certaines époques de l’année.
En dehors de ces 4 principaux micro-organismes pathogènes, des bacilles tubereuleux et diphtéritique et des microbes que
nous aurons à décrire dans les affections buccales et dentaires,
1 ne nous reste plus qu’à signaler, comme rencontrés dans la ibouche : le micrococcus tetragenus qui accompagne généralement le bacille tuberculeux ; des bacilles courbes assez analogues à ceux du choléra décrits par Lewis et par Babès ; les
microbes pathogènes isolés par Biondi dont les 3 derniers ne sont autres que le micrococcus tetragenus, le streptocoque et le staphylocoque vulgaires; et enfin l’actinomyces que nous nous contenterons de citer, la maladie qu'il produit étant éminemment chirurgicale et ne rentrant pas dans le cadre de cette étude. |
Telles sont, brièvement résumées, nos principales connaissances actuelles sur les bactéries de la bouche; elles nous donnent, on le voit, la clef de bien des problèmes étiologiques jusqu'alors insolubles. RT
Est-ce à dire que nous connaissions maintenant tous les micro-organismes buccaux, que nous soyons fixés sur le rôle propre à chacun d’eux ? Il s’en faut de beaucoup : de quelques-uns nous ignorons tout, hors leur existence.
Dans certains états pathologiques, dans les stomatites intenses en particulier, il se fait une énorme pullulation de parasites dont les produits de sécrétion (toxines) sans cesse absorbés par le malade donnent lieu à des phénomènes d’intoxication pouvant acquérir üune haute gravité (septicémie buccale, cachéxie buccale). Il serait intéressant de déméler la part qui revient dans ces états complexes à chaque variété de microbes : microbes pathogènes d’une part ; microbes saprogènes d'autre part, ceux-ci intervenant certainement pour une proportion considérable, comme le montre l’horrible fétidité de l’haleine- Cette question, comme beaucoup d’autres, reste encore à résoudre; mais étant donnés les remarquables résultats obtenus dans ces dix dernières années, il y a lieu d'espérer que, malgré les difficultés extrêmes inhérentes à de semblables études, de nouvelles découvertes viendront bientôt éclairer les nombreux points encore obscurs.
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