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circulent gaz etliquides à l’appendice où ilne peut rien circuler. A la rigueur on comprendrait que l’appendice hernié en même temps qu’une portion d’intestin puisse s’étran-
gler consécutivement à l’étranglement de l’intestin ; mais
les cas qu’on avance comme types d’étranglement ont trait
à des appendicocèles pures ; alors, pour quelles raisons
cette appendicocèle s’étranglerait-elle ? Pour celà, de toute nécessité, il faudrait qu’il y eut soit resserrement des
anneaux naturels, or ils sont aponévrotiques et partant
non contractiles, soit augmentation de volume de l’appen-
dice, mais alors quelle serait la cause de cette augmenta-
tion sinon l’inflaramation, c’est-à-dire l’appendicite ? Il y
aurait bien ainsi étranglement, mais ce serait un fait se-
condaire ; l’appendicite ayant débuté, l’appendice augmente
de volume et vients’étrangler de lui-même sur le pourtour
tranchant et inextensible de l’anneau naturel.
Donc, la présence de l’anneau de constriction sur l’appendice est une mauvaise preuve de son étranglement puisqu’elle peut se faire après le début de phénomènes inflammatoires.
D’autre part, la présence de lésions légères de l’appendice telles que congestions, œdèmes, épaississements, etc., n’improuve en rien la possibilité d’une appendicite légère.
Enfin, le fait de la guérison après refoulement de l’appendice £tranglé dans l’abdomen, prouve seulement ce fait très ancien : qu’une appendicite peut guérir spontanément.
D'ailleurs, dans ce cas, la kélotomie suivie de réduc-
üon sans résection de l’appendice, pour être une mauvaise
méthode n’a pas moins servi en l'espèce, à éviter une issue funeste, car l’étranglement secondaire, surajouté à lappendicite primitive, pour sa propre part aurait inévitablement, par cavité close ou constriction vasculaire, amené la gangrène de l’organe, et parallèlement aurait facilité aux microbes de Pinflammation une besogne dontils ont coutume de se tirer assez honorablement par euxmêmes.
Cependant si nous nions, en principe, l’appendicocèle primitivement étranglée, nous l’acceptons dans la seule circonstance où l’appendice engagé en anse dans un trajet herniaire serré, est tassé pour ainsi dire et se comprime d'autant plus qu'il s'engage. Encore intervient-il [à le phénomène coudure. M. Lejars, dans son traité de Chirurgie d'urgence, émet cette opinion quand il dit, en parlant des désordres anatomiques de l’appendice étranglé : « Ce « sont en somme les désordres de l’appendicite aiguë et «il n’est pas douteux que dans la plupart des cas, le « processus inflammatoire ne se combine à l’étranglement « proprement dit », et il ajoute : Maydl a signalé une « variété rare d’étranglement dans laquelle l’appendice « n’a glissé dans le sac herniaire que par sa partie « moyenne infléchie en anse, alors que le bout libre resté « dans le ventre est seul étranglé. 11 a observé le même « type d'accident sur la trompe utérine et du reste, ces « étranglements rétrogrades ont été constatés aussi sur « l’épiplon et sur l'intestin ».
Malgré ce cas unique, sans détails, où l’étranglement paraît évident, il nous est permis d'établir qu’en dehors
d’un pareil mécanisme, létranglement doit dépendre
DUR, Lee
d’une inflimmation préalable. Réduire un appendicé en apparence étranglé c’est donc une imprudence que ne doit pas encourager le succès des quatre cas où cette réduction fut faite. Si nier la possibilité de l’étranglement de lappendice est une erreur commise, c’est une erreur heureuse, puisqu’en tous les cas elle conduira au seul traitement que dicte la prudence: la résection de l’appendice quand elle est possible.