‹ De L’Atomolyse Et De Ses Applications En PhysiologieChapitre 10 sur 31 · RECHERCHES SUR LE MÉCANISME INTIME DE L'ATMOLYSE · texte numérisé non relu

RECHERCHES SUR LE MÉCANISME INTIME DE L'ATMOLYSE

1° DÉFINITION DE L'ATMOLYSE

Dans sa nole insérée dans les comptes rendus de l’Académie des Sciences [41], intitulée : « Afmolyse et Afmolyseur », Raphaël Dubois, s’exprime ainsi : «J'ai donné le nom d'Atmolyse (atuos, vapeur, Lo, je disperse, romps, sépare, dissous) à l’action qu'exercent sur la substance organisée les vapeurs des liquides organiques neutres volatils, tels que chloroforme, benzine, éthers, alcools, etc., dont l’inhalation est susceptible de produire l'anesthésie générale ». On peut voir dans l’historique et dans la bibliographie de ce travail que les premières notes de R. Dubois sur le sujet, et dont la date de publication remonte jusqu’à 1883, portent précisément le titre qui définit la nature de l’atmolyse dans la note précitée : « Action des vapeurs de liquides organiques neutres sur la substance organisée. » Ce seul fait suffirait à établir l’incontestable priorité de Raphaël Dubois pour l'invention de l’Atmolyse.

Par matière organisée, il faut entendre les tissus ou parenchymes d’origine animale ou végétale et, d'une manière générale, la substance vivante ou mieux le hioprotéon. Ce dernier n'est pas une substance homogène. D'après une hypothèse que R. Dubois a établie depuis fort longtemps, il est constitué par l’agglomération de granulations dont les plus petites sont invisibles même à l’aide de l'ultramicroscope et dont le volume le

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