‹ De L’Atomolyse Et De Ses Applications En PhysiologieChapitre 9 sur 31 · DE · texte numérisé non relu

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de compte l'action suspensive qu'il exerce sur la vitalité des éléménts vivants intra et extra-vasculaires. Cette action est encore favorisée par son pouvoir déshydratant, qui s’oppose à l'évolution normale de ces éléments, en leur soustrayant l’eau qui est nécessaire à leur fonctionnement et surlout à leur multiplication. ;

Ceci ressort, en effet, bien nettement de ce qu'a montré R. Dubois, particulièrement dans sa note à l’Académie des sciences du 26 mai 1902 |25|.

Le travail de Galippe réduit à néant les allégations que M. L. Camus a produites dans une note à la Société de Biologie [52] intitulée : Contribution à l’élude du mécanisme de la stérilisation par les liquides anesthésiques. M. Camus a eu tort de considérer, comme « une nouvelle technique » d’'extraction des produits cellulaires, un procédé qui a été inventé par Legrip en 1876, et qu'il a décrit sous le nom d’éfhérolyse [2]. L’éthéro-exosmose de M. Camus est l’éfhérolyse de Legrip, dont j'aurai à m'occuper ultérieurement. Disons de suite que l’atmolyse de M. Dubois donne des résultats différents de ceux que fournit l’éthérolyse de Legrip. M. Camus prétend à tort, comme Je le montrerai bientôt, que le liquide d’exsudation de Raphaël Dubois et le liquide de dialyse chloroformique de Dastre (ce qui est la même chose), sont de même nature que celui que fournit l’éthérolyse [5]. Non seulement le fait a été à plusieurs reprises mis en lumière par R. Dubois, mais encore Billard a fait à ce sujet une remarque intéressante [38]. D'après Ramon [31], le suc d’autolyse de foie de porc est habituellement considéré comme toxique, mais Billard a fait remarquer qu'il n’a Jamais observé d'intoxication, parce que, au lieu de se servir du suc autolysé, obtenu en immergeant le foie dans l’éther ou le chloroforme et séparant ensuite le suc, il s’est servi du procédé de R. Dubois, c’est-à-dire de l’atmolyse.

Comme chose nouvelle, M. Camus annonce que les lipoïdes reliennent une certaine quantité d’anesthésiques et qu'il peut

or

se produire une coagulation plus ou moins persistante, mais à ces actions s'ajoute encore une déshydratation importante et une éliminalion plus ou moins considérable de ferments et produits cellulaires variés qui sont peut-être pour beaucoup dans le phénomène particulier de la stérilisation anesthésique. M. Camus conclut : « l'exosmose que je viens de signaler n’est pas seulement intéressante pour l’étude du mécanisme de la stérilisation et l’étude des produits cellulaires ».

Tout cela n'a-t-1l pas été dit et répété par R. Dubois à maintes reprises.

D'ailleurs, dans une lettre adressée au professeur R. Dubois, le 25 janvier 1911, par le professeur Florence, de la Faculté de Médecine et de Pharmacie de Lyon, celui-ci s'exprime ainsi :

« J'ai consciencieusement cherché et je n’ai rien trouvé qui puisse faire admettre qu'avant vous on ait eu l’idée d’employer les vapeurs d'éther ou de chloroforme à la dialyse. Il y a bon temps que cette notion nous a été donnée par vous au laboratoire de médecine légale du temps de Parcelly et on s’en est beaucoup occupé sous votre direction. La thèse de Parcelly [12] sur votre procédé d'embaumement fixe une date. Il est étrange que l’application de ce principe n'ait pas eu lieu plus tôt; mais, en tout cas, l'idée mère est de vous.

« J'ai fait un petit historique de l’éther depuis son invention. Ses emplois, comme dissolvant, sont les éthérolés, et les éthérolés, cela n’a rien de commun avec l'agent de dialyse par les vapeurs. »

À propos de la même question, le professeur Guignard, directeur de l'Ecole supérieure de pharmacie de Paris, membre de l’Institut, écrivait le 30 décembre 1910, à M. R. Dubois : « Vous avez pleinement raison de n'être pas satisfait du silence que l’on fait trop souvent sur vos travaux, etc... »

Enfin, n'est-il pas regrettable de constater que cette conspiration du silence ait été, à propos de l'exposition de San- Francisco, l'objet d’une sévère appréciation à l'égard de l'un

L'ouses de nos compatriotes! chargé de faire les rapports sur Le travaux des physiologistes tee

Je crois devoir la mentionner au moment où la France consent tant de si lourds sacrifices pour l’extension ou seulement pour la conservation de son prestige scientifique à l'étranger.

! Le Dantec, Samana Medica, Buenos-Aires, 10 janvier 1918.

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