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anciens. On pensait que les œuvres des philosophes, basées sur la nature et la raison, valaient celles des Pères de l'Église. On reconnaissait que les Grecs et les Romains avaient fait de grandes choses. On admettait qu’ils avaient été inspirés dans leurs lois par la sagesse et l'expérience, et que leur législation était de beaucoup supérieure à celle des Juifs. (était dans l'étude des rares ouvrages de l’époque gréco-romaine qui avaient été sauvés de la destruction, que les esprits cultivés recherchaiént les principes du droit, de la philosophie, de l’éloquence, et non plus dans les prophéties d’Israëlt,
On était en conséquence avide de connaître l’histoire de ces peuples qui avaient conquis et civilisé le monde ancien. On cherchait partout, on recueillait, classait, déchiffrait, commentait les médailles, les monnaies, les inscriptions lapidaires.
Les œuvres de Tacite devaient nécessairement offrir gloire et fortune à celui qui aurait le bonheur de les retrouver et d'en pouvoir délivrer des copies. Quelle ne devait pas être la tentation, à défaut du document convoité, d’y substituer, s’il était possible, quelque habile falsification !